Joelyn Lake, une citoyenne de L'Ancienne-Lorette dont la maison doit être démolie pour redessiner la rivière Lorette (photo), était tout simplement incapable de poser sa question en raison, lundi au conseil municipal, en raison de la grande tristesse que suscite chez elle cette décision administrative.

Inondations de la rivière Lorette: la Cour suprême refuse d'entendre la Ville de Québec

La Cour suprême du Canada a rejeté, jeudi, une demande d'autorisation de la Ville d'en appeler du jugement qui la reconnaît responsable des dommages causés à l'entreprise Équipements E.M.U. à la suite d'inondations survenues en 2003, 2004 et 2005 à L'Ancienne-Lorette.
Dans son jugement rendu en août 2015, la Cour d'appel reproche de nombreux faits à la Ville. «Le réseau d'égout pluvial desservant le secteur des Méandres était inadéquat, insuffisant et désuet; elle a ignoré les recommandations de plusieurs experts, depuis aussi tôt que septembre 1973, concernant les mesures à prendre pour assurer la quiétude des commerces et résidences installés, avec son accord, dans le secteur des Méandres; elle a permis que Équipements E.M.U. s'y construise sans lui dire que, selon la carte des zones inondables de l'époque, il s'agissait d'une zone inondable de récurrence 20 et 100 ans; elle n'a pas vu au bon entretien de la rivière Lorette», énumère-t-elle.
La décision de la Cour suprême était très attendue puisque deux recours collectifs des sinistrés de la rivière Lorette pendant les inondations de 2005 et de 2013 étaient interrompues en raison de cette «cause type» opposant la Ville de Québec et Entreprises E.M.U. La décision de la Cour d'appel touche uniquement la responsabilité de la Ville. Le juge de première instance avait déjà condamné la Ville à verser près de 2 millions $ à l'entreprise.