L'artiste Wartin Pantois poursuit son oeuvre sociale dans le quartier Saint-Roch avec un collage sur un des murs de Centre multiethnique.

Immigration: un collage pour souligner le côté accueillant de Québec

«Ces dernières semaines, on a dépeint la ville [de Québec] comme étant un peu raciste. Mais il y a aussi des gens qui accueillent les immigrants.»
L'artiste Wartin Pantois poursuit son oeuvre sociale dans le quartier Saint-Roch. Ce mardi matin, il rend hommage aux travailleurs de l'ombre du Centre multiethnique qui accompagnent les nouveaux venus afin de favoriser leur intégration.
Le collage effectué sur un des murs de l'édifice où loge l'organisme communautaire présente donc des hommes et femmes de différentes origines. En arrière-plan, ces ombres de bénévoles qui travaillent loin des projecteurs.
L'oeuvre a été pensée à la suite des manifestations qui ont ébranlé la capitale fin août. «Je voulais présenter une autre image de beaucoup de gens de Québec qui accueillent les immigrants à bras ouverts. [...] Il n'y a pas juste de l'intolérance à Québec.»
Wartin Pantois est connu pour ses coups d'éclat. Le plus récent : une série de portraits d'utilisateurs de drogue par injection collés dans la Basse-Ville. Il voulait ainsi faire la promotion d'un site d'injection supervisé pour éviter que ceux-ci se retrouvent dans la rue. Avant, il y avait eu des sans-abri à la Place de l'Université-du-Québec ou ces silhouettes blanches peintes dans la rue, là où des piétons ou des cyclistes sont morts.
Cet été, l'artiste de rue a également été remarqué durant un passage en Allemagne. Il était un des invités internationaux du festival artistique urbain Ibug. Une de ses installations avait fait la une du quotidien de Chemnitz, le Freie Presse.