«Il n'y a aucun problème pour que ces femmes-là se baignent avec cet accoutrement-là. C'est juste regrettable que ces femmes-là soient obligées d'être attriquées de cette façon-là pour se baigner. C'est incroyable. Incroyable. On va espérer qu'elles se révoltent un jour», a déclaré Régis Labeaume.

«Il est très impérial, M. Labeaume»

«Je suis un peu tanné de cette petite image de soupe au lait impériale. Il est très impérial, M. Labeaume. Je déteste l'attitude qu'il a sur des enjeux aussi importants, quand il balaye du revers de la main le travail de partenaires.»
La proposition d'abolir la Conférence régionale des élus (CRE) de la Capitale-Nationale a piqué au vif le président de la CRE du Bas-Saint-Laurent, Michel Lagacé.
«Tant qu'à ça, à écouter M. Labeaume, on fermerait les 90 MRC au Québec, les 1000 municipalités et on lui donnerait ça à gérer. Ce serait probablement la meilleure façon de faire», a-t-il ironisé. «Et fermons l'Assemblée nationale aussi. À un moment donné, assez, c'est assez!»
M. Lagacé, qui est aussi président de la MRC de Rivière-du-Loup, n'a pas mâché ses mots pour commenter au Soleil ce qu'il qualifie d'attitude «méprisante» du maire de Québec.
«Qu'il s'occupe de ses propres compétences, notamment d'avoir de bonnes relations avec ses ressources humaines, et après il viendra faire la remontrance aux autres sur la capacité de concertation», a-t-il lancé, cinglant.
La CRE de la Capitale-Nationale, dit-il, est utile. «Elle répond à des besoins exprimés par la population et pas seulement celle de la CMQ [Communauté métropolitaine de Québec], mais des MRC environnantes», a avancé M. Lagacé en allusion à Portneuf et à Charlevoix, qui ne font pas partie de la CMQ.
Selon M. Lagacé, qui a connu M. Labeaume à l'époque où il dirigeait la Fondation de l'entrepreneurship, le maire de Québec «aurait avantage à aller s'asseoir avec le président de la CRE de la Capitale-Nationale [Yves Germain] et voir quel rôle joue la CRE sur son territoire».
M. Lagacé formule le même conseil au maire de Lévis, Gilles Lehouillier, qui était aux côtés de M. Labeaume lors de la conférence de presse d'hier. En demandant l'abolition de cette structure, ces élus agissent «comme s'il n'y avait aucune complémentarité possible entre l'urbanité forte et la ruralité», a-t-il déploré.
Plus globalement, Michel Lagacé propose à Régis Labeaume de cesser de se crêper le chignon avec les ministres du gouvernement du Québec. «Qu'il arrête d'ouvrir des fronts et qu'il collabore avec des gens», a-t-il conclu.
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Portneuf et Charlevoix exclues
Le préfet de la MRC de Portneuf s'est dit surpris et n'a pas caché une certaine inquiétude devant la sortie conjointe des élus de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ). «Je me sens exclu», a confié Denis Langlois. Son territoire, tout comme Charlevoix, est sous la gouverne de la Conférence régionale des élus (CRE). Mais pas de la CMQ. Abolir les pouvoirs et les budgets de la CRE pour les donner à la CMQ reviendrait à abandonner la représentation de Portneuf et de Charlevoix, craint-il. Régis Labeaume a dit hier qu'en cas d'abolition de la CRE, ces deux régions continueraient d'être soutenues par la CMQ. Mais l'incompréhension de M. Langlois est plus large.
«Quand on parle de dédoublement, il y a probablement une méconnaissance du rôle de chacun», a expliqué celui qui est aussi trésorier de la CRE de la Capitale-Nationale. Il réfute les allégations de M. Labeaume selon lesquelles cette structure qui compte une vingtaine de personnes coûte trop cher. «Les employés qui travaillent à la CRE sont compétents. La CMQ aussi a des frais de fonctionnement», soutient-il.