Jean-Françolis Gosselin

Hôtel de ville de Québec: Gosselin menace de boycotter la «mascarade»

Le ton chicanier a repris à l’hôtel de ville de Québec. Piqués par le maire et son bras droit à plusieurs reprises mardi — au grand déplaisir du président du conseil qui a dû calmer le jeu —, les conseillers de Québec 21 menacent de boycotter les travaux mercredi.

Résumons «l’enjeu». Mercredi, les élus municipaux poursuivront l’étude du budget 2020 ;  durant cet exercice, ils peuvent poser des questions aux hauts fonctionnaires. À l’agenda de l’après-midi : le réseau structurant de transport en commun (RSTC) et des dépenses de 1,9 milliard $ en 5 ans.

Le directeur général de la Ville, Luc Monty, sera délégué pour livrer les explications. Le chef de l’opposition Jean-François Gosselin y voit un manque de respect. Il aurait préféré que le directeur du RSTC, Daniel Genest, se présente. Lui détient les réponses, évalue-t-il.

Sans évaluer l’impact réel d’un tel geste, M. Gosselin promet de boycotter les débats, de se lever et sortir de la salle du conseil.

«Si jamais c’est le cas que M. Genest n’est pas là demain pour répondre aux questions […] nous ne participerons pas à cette mascarade et nous allons quitter», lance M. Gosselin, le torse bombé.

«Ça fait des mois qu’on pose des questions à l’hôtel de ville. Ça fait des mois qu’ils nous disent de l’autre côté qu’au budget on pourra poser nos questions. […] Et là demain le maire nous dit que seulement le directeur général va être là pour répondre aux questions…»

Jeter de l’huile

En mêlée de presse, le maire Régis Labeaume, a choisi de jeter de l’huile sur le feu déjà bien pris. «On les regarde aller depuis une semaine […] leur travail est paresseux», charge-t-il. «Ils répètent toujours la même affaire.»

Québec 21 veut boycotter ? Tant pis pour eux, réplique le maire. «Ils prendront congé. […] Qu’ils prennent congé, il n’y a pas de problème. Nous autres ont va travailler.»

Le tramway au BAPE

Avec plus de stature, le maire a ensuite expliqué que la Ville déposera une étude d’impact sur l’environnement du projet de tramway la semaine prochaine. Et que l’opposition aura la latitude pour poser ses questions à ce moment.

M. Labeaume ajoute qu’il remettra ce document au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Et qu’il demandera lui-même des audiences sur le projet de réseau structurant de transport en commun, même s’il a déjà dit craindre que cela allonge l’échéancier pour le début des travaux. L’élu espère cependant que le BAPE aura terminé sa réflexion avant la fin de 2020.