En conférence de presse, mercredi, Régis Labeaume a demandé au gouvernement de déplier entre 800 000 $ et 1 million $ pour faire face aux débordements des refuges pour sans-abris.

Hébergement d’urgence à Québec: la CAQ refuse de s’engager financièrement

Le gouvernement Legault a refusé jeudi de s’engager à verser les sommes réclamées par le maire Régis Labeaume pour bonifier l’offre de services d’hébergement d’urgence à Québec.

En conférence de presse, mercredi, le maire de Québec a demandé au gouvernement de déplier entre 800 000 $ et 1 million $ pour faire face aux débordements des refuges pour sans-abris. 

Le sujet a rebondi à l’Assemblée nationale, jeudi matin, alors que le député solidaire Sol Zanetti a questionné la ministre de la Santé, Danielle McCann, sur ses intentions. 

«Les ressources actuelles du CIUSSS, de la ville, du milieu communautaire ne suffisent plus. Le maire évalue qu’il lui faut un million $ pour faire face à l’urgence cet hiver seulement. Selon les estimations préliminaires du milieu communautaire, il manque 2 millions $ en tout. Le gouvernement va-t-il verser les 2 millions dont Québec a besoin pour déployer un plan d’urgence?» a demandé le député de Jean-Lesage.

Lauberivière, a-t-il illustré, doit refuser une quinzaine de sans-abris par jour, faute de place. «Cette année, on aura 4 milliards $ de surplus. Je demande à la ministre un deux millième de cette somme pour l’itinérance à Québec», a dit M. Zanetti.

La ministre de la Santé s’est dite consciente de la «problématique liée à la santé mentale» qu’il y a à Québec. Elle a promis de «travailler» avec le maire Régis Labeaume pour résoudre cette problématique, sans toutefois engager son gouvernement à verser quelque soutien financier supplémentaire.

«On a déjà investi cette année 2,8 millions $ pour les organismes communautaires à Québec. […] Et moi, je suis prête à vraiment travailler ce dossier-là, parce qu’effectivement il y a à travailler avec les partenaires pour résoudre cette problématique à Québec au niveau de l’itinérance et de la santé mentale», a simplement dit la ministre Danielle McCann, précisant avoir «déjà rencontré des acteurs dans ce dossier».