Le maire de Québec, Régis Labeaume, a déposé lundi son budget pour l’année 2020.

Hausse moyenne des taxes de 1,1% à Québec

L’administration Labeaume a dévoilé lundi un budget 2020 sans aucune surprise ou presque, mais pour lequel le maire a senti la nécessité de faire le point sur le niveau d’endettement de la Ville, qui serait l’un des plus bas de la province. Sur une note «pratico-pratique» pour l’ensemble des citoyens, les taxes résidentielles augmentent en moyenne de 1,1 % tandis que les taxes commerciales sont en hausse de 1,3 %.

Le budget 2020 présente un budget équilibré de 1,55 milliard $. Les dépenses de 1,40 milliard $ sont en hausse de 2,5 % par rapport à 2019, auxquelles il faut ajouter 141,2 millions $ pour le paiement comptant en immobilisations.

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Comme l’an passé, les propriétaires recevront un compte de taxes dont la hausse est calculée selon l’indice du prix à la consommation (IPC) réel de la région de Québec. L’IPC observé entre septembre 2018 et août 2019 s’élève à 1,3 %, d’où l’augmentation moyenne de 1,1 %. Pour une résidence unifamiliale évaluée à 283 000 $, incluant les copropriétés, cette hausse moyenne représente 33 $.

Par le passé, le calcul était fait d’après l’IPC projeté pour l’année à venir. Ce mode de calcul pouvait créer un écart défavorable pour les contribuables. La Ville  avait offert un gel de taxes en 2017 et 2018 pour corriger cet écart.

La prochaine année marque, avant l’échéance de 2021 prévue par la loi, l’uniformisation entre les arrondissements du taux de taxe générale depuis la création de la Ville le 1er janvier 2002. Ainsi, le propriétaire de la même maison unifamiliale de 283 000 $ paiera une taxe foncière générale de 2424 $, peu importe où se situe sa résidence sur le territoire. 

Par contre, les dettes contractées par les anciennes villes peuvent expliquer certaines variations du compte de taxes. La Ville souhaite éteindre les dettes restantes de Loretteville, de Québec et de Sainte-Foy au plus tôt en 2022 et celle de Val-Bélair en 2024.

La hausse la plus élevée est de 1,6 % à Beauport, à Charlesbourg et à Sillery. À Loretteville, l’augmentation est minime à 0,1 % (2 $ pour la résidence moyenne). Pour une seconde année, Val-Bélair bénéficie d’une baisse, cette fois de 3,5 % du taux de taxation. 

Enfin, les commerçants de l’ensemble du territoire verront leur compte de taxes augmenter de 1,3 %. Tableau à l’appui, Régis Labeaume a voulu, une fois de plus, relativiser le taux de taxation des commerçants, un sujet très sensible à chaque budget.

«C’est faux que les taxes commerciales sont plus élevées qu’ailleurs», a-t-il lancé, en pointant un graphique explicatif. On y voit que la courbe de la hausse cumulative des taxes commerciales à Québec depuis 2008 est de 29,4 % alors que la moyenne des grandes villes québécoises est de 28,6 %.

Parmi les moins endettées

La baisse anticipée de la dette nette de 1,55 milliard $ est moindre que prévu. Elle s’élève à 11,7 millions $ plutôt que les quelque 28 millions $ projetés. L’administration explique cette différence du fait que la Ville réalise plus rapidement certains investissements. Pour le directeur général, Luc Monty, cette variation n’affecte aucunement la cote de crédit de la Ville ni les plans d’investissements futurs, rassure-t-il. 

«Certains disent que la dette baisse plus lentement que prévu. Ça ne nous dérange pas. On fait des investissements plus rapidement que prévu», a lancé M. Labeaume. Toujours avec graphiques à l’appui, le maire se réjouit, au contraire, que la dette à long terme en fonction des revenus totaux se situe dans le quartile inférieur des villes les moins endettées. Son ratio d’endettement par rapport à ses revenus totaux est passé de 161,7 %, il y a près de 10 ans à 110,5 % en 2018. «Nous étions endettés en 2009-2010, mais plus maintenant», a-t-il conclu.