Guichet unique pour les commerçants à Québec

Les commerçants de la Ville de Québec obtiendront dorénavant plus rapidement les réponses à leurs questions avec le lancement d’une ligne téléphonique qui leur est consacrée.

La Ville de Québec a lancé mardi la ligne Info-commerçants. Les gens d’affaires du territoire n’ont plus qu’à composer le 641-6611 pour toute question relative au zonage, permis, réglementation en tout genre et demande d’aide financière.

«On avait promis d’être encore plus efficace qu’on l’était, a lancé Régis Labeaume, rappelant que l’implantation de ce service est une des recommandations contenues dans le rapport dévoilé cet hiver par le groupe de travail sur l’environnement économique des entreprises commandé par la Ville de Québec.

La conseillère responsable des artères commerciales, Émilie Villeneuve, précise que 61% des requêtes soumises aux arrondissements visent des commerces, d’où la pertinence d’instaurer une ligne réservée.

Le maire Labeaume explique que les interrogations sont nombreuses et variées, mais se regroupent habituellement sous deux grands thèmes. «Il y a deux types de demandes: réglementaire ou développement économique. Ça peut toucher l’affichage, la rénovation de façades, des statistiques sur le commerce au détail ou la disponibilité de terrains», énumère-t-il.

La personne qui prend l’appel transmettra la demande au service concerné. La recherche d’information se fait donc de l’intérieur plutôt que d’obliger un commerçant à passer nombre d’heures à dénicher la réponse ou se faire trimbaler d’un service à l’autre. Le délai de réponse devrait donc s’en trouver écourté.

La ligne téléphonique est également offerte aux citoyens désirant ouvrir un établissement, les entrepreneurs mandatés par un commerçant visant la transformation, l’agrandissement ou la construction d’une place d’affaires, ainsi que les organismes à but non lucratif et les garderies.

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DÉMÉNAGEMENT DES ARTÉFACTS: LABEAUME APPUIE MONTPETIT

«Je suis content que la ministre mette son pied à taire parce que c’est un dossier qui la regarde.»

Le maire de Québec a réagi favorablement, mardi, à la déclaration de la ministre de la Culture, Marie Montpetit, faite la veille lors de l’étude des crédits budgétaires. Elle a révélé que son équipe espère financer, à même un programme fédéral, le projet de mégacentre archéologique devant rassembler au pavillon Camille-Roy du Séminaire de Québec les artéfacts du gouvernement du Québec, de la Ville de Québec et de l’Université Laval ainsi que ceux de Parcs Canada. 

À la mi-avril, le maire de Québec s’est dit résigné à voir les collections fédérales quitter les entrepôts temporaires et mal adaptés de l’avenue Newton et de Beauport pour un édifice ultramoderne planifié à Gatineau, où aboutiront aussi en 2020 les artéfacts d’Ottawa, Cornwall, Winnipeg et éventuellement Dartmouth.

«Je me demande pourquoi c’est moi qui a ce dossier-là. Pourquoi je devrais gérer les artéfacts de la province, de la ville, pis du fédéral à Québec. Je suis le maire de Québec, pas du Québec. Il y a une question de compétence», a ajouté M. Labeaume, réitérant son appui aux démarches de la ministre Montpetit.

Pour l’heure, sa position reste la même. «Si on ne peut garder les artéfacts à Québec dans des locaux adaptés à leur conservation, vaut mieux les laisser partir.» La solution est donc que le gouvernement du Québec injecte l’argent nécessaire pour les garder dans la province.

Le déménagement des artéfacts est considéré comme «une perte importante pour la Ville de Québec qui aurait des conséquences significatives pour le milieu de l’archéologie et de la recherche».