Anne Guérette dit avoir été victime d'«insultes» et de «menaces» de la part de Régis Labeaume mais aussi de la conseillère Suzanne Verreault.

Guérette dénonce des «menaces» faites par Labeaume

La chef de Démocratie Québec, Anne Guérette, dénonce les «insultes» et «menaces» de Régis Labeaume, mais également de la conseillère Suzanne Verreault, dont elle aurait été victime depuis trois ans.
En février 2014, après avoir dénoncé en conseil municipal l'absence de M. Labeaume lors d'un événement prévu dans le cadre du Carnaval de Québec, elle aurait reçu ce message écrit de la part du principal intéressé : «Tu as perdu tous tes repères cher [sic] Anne. À n'etre [sic] plus véritable on s'enlaidit chère amie... sois prudente ça te rattrapera... Les gens finiront par te mépriser unanimement!!! Love» 
«Moi, c'est ce que j'appelle une menace assez grave. C'est la première», signale-t-elle après avoir fait la lecture à haute voix du message lors d'un point de presse. 
Plus récemment, en mars 2017, la conseillère Suzanne Verreault aurait lancé à Mme Guérette : «Je suis en train de monter un dossier contre toi. Tu vas en manger une tabarnak.»
Anne Guérette parle d'un climat de «mépris», d'«arrogance», d'«abus de pouvoir» et même de «harcèlement» à l'hôtel de ville de Québec. Et cela, depuis l'arrivée en poste de Régis Labeaume, il y a 10 ans. «Nous avons un maire qui, depuis 2007, prononce des paroles irrespectueuses, méprisantes et dénigrantes, qui blessent les gens et qui sont indignes de sa fonction», dit la candidate à la mairie qui briguera les suffrages dans le district de Cap-aux-Diamants au scrutin du 5 novembre. 
Le maire n'a rien à dire
En fin d'après-midi mercredi, le maire Régis Labeaume n'avait pas le goût de commenter la sortie de la chef de l'opposition. «Je pense qu'on dira pas un mot là-dessus. Ça n'a aucun bon sens. On va arrêter là. J'ai rien à dire», a-t-il répondu après une première question. Invité à confirmer s'il est l'auteur ou non du courriel que Mme Guérette a lu aux journalistes, le maire n'était pas en mesure de s'exécuter. «Il faudrait que je le voie. Je ne le sais pas. Je viens de voir ça sur Internet. Je n'en ai aucune idée», a-t-il continué. Avec Annie Morin