«Avoir des conseillers en communication, ça fait partie de la vie d'un politicien», a plaidé Anne Guérette. «Moi, je veux toujours m'améliorer.»

Guérette défend l'embauche d'une «déverrouilleuse de charisme»

Anne Guérette a défendu vendredi l'embauche d'une «coach en communication» payée à même le budget du cabinet de l'opposition, affirmant que c'est le lot de tous les politiciens d'être accompagnés en pareille matière.
La chef de l'opposition à l'hôtel de ville de Québec et candidate à la mairie paie depuis l'été pour les services d'une «conseillère politique aux communications» qui se présente comme une «déverrouilleuse de charisme». Cette dernière est payée 80 $ l'heure, soit près de 2000 $ pour trois jours de travail par semaine. Cela dépasse les critères de rémunération édictés par la Ville de Québec pour le personnel politique, mais le contrat d'engagement a été entériné par le comité exécutif et signé par le maire Régis Labeaume.
«Avoir des conseillers en communication, ça fait partie de la vie d'un politicien», a plaidé la chef de l'opposition. «Moi, je veux toujours m'améliorer», a-t-elle ajouté. 
Mme Guérette a précisé que Lyne Marie Germain travaille pour elle depuis 2012. La consultante était d'abord payée grâce au budget de recherche et de soutien de 42 000 $ dont dispose chaque élu. Depuis l'été, c'est le cabinet de l'opposition qui assume la facture. 
Une facture réduite, précise la chef de Démocratie Québec, puisque Mme Germain a déjà été payée 100 $ l'heure. «C'est pas cher, des professionnels du monde de la communication à 80 $ l'heure et elle donne beaucoup plus que le nombre d'heures» convenu, a fait valoir la chef de Démocratie Québec. Cette dernière ne savait pas que le salaire horaire de son employée était plus élevé que la norme. 
Le maire Régis Labeaume a commenté très prudemment le dossier. «Moi, les contrats d'embauche de l'opposition, je signe et je m'occupe de rien. Je ne veux pas m'en mêler, je regarde juste le nom pour tenter de savoir qui c'est», a-t-il affirmé. Sur la pertinence de la dépense de son adversaire, il ne s'est pas avancé : «C'est ses choix, je ne m'en occupe pas.»