Le financement fédéral est la pièce de résistance pour la venue d'une quarantaine de voiliers d'envergure à Québec à l'occasion des fêtes du 150e anniversaire du Canada en 2017, un projet d'environ 10 millions $.

Grands voiliers: aide fédérale anticipée

Le maire Régis Labeaume place au sommet de sa liste de demandes au gouvernement fédéral le financement des fêtes du 150e anniversaire du Canada en 2017, avec la venue des grands voiliers à Québec. Il est persuadé que Stephen Harper confirmera l'aide financière d'Ottawa lors d'une visite prochaine à Québec. «Ça s'annonce très bien.»
C'est la ministre du Patrimoine canadien, Shelly Glover, de passage à Québec pour les fêtes du 406e anniversaire de la ville, qui a ouvert la porte en premier, jeudi. Questionnée sur les intentions du gouvernement fédéral en ce qui concerne la venue d'une quarantaine de grands voiliers en 2017, elle a laissé entendre que des annonces de financement pourraient survenir sous peu. «On m'a dit hier [mercredi] qu'il va y avoir d'autres réunions de ministres ici et que peut-être que j'y serai. Je ne sais pas encore si c'est dans la cédule, mais je l'espère parce que la ville de Québec, je l'adore.»
L'hiver dernier, la ministre avait consulté les intervenants de la région et avait pris connaissance des projets de chacun pour la célébration des fêtes et pour le legs qui pourrait en ressortir. Bien sûr, les grands voiliers étaient du lot. Les suggestions sont en analyse, et les budgets ne sont pas encore connus, a dit jeudi la ministre. «On est en train de discuter au cabinet de comment on va avancer. On veut que ce soit des fêtes qui sont planifiées et organisées par les communautés. Nous autres, on veut être là pour aider. On ne veut pas avoir un gouvernement du Canada qui décide pour les régions comment célébrer leur 150e anniversaire. On est en train d'évaluer comment on peut desservir nos populations.»
Le financement fédéral est la pièce de résistance pour la tenue de cette activité qui prévoit la venue d'une quarantaine de voiliers d'envergure à Québec, un projet d'environ 10 millions $. Ceux-ci feront aussi escale dans plusieurs villes portuaires, dans six provinces au total, des Maritimes à l'Ontario. Déjà, le Secrétariat à la Capitale-Nationale s'est engagé pour 110 000 $, la Ville de Québec pour 610 000 $ et l'Office du tourisme de Québec pour 75 000 $. La municipalité a aussi consenti une garantie de 4,6 millions $ à Tall Ships International pour tenir l'événement. On a prévu un droit de retrait si Ottawa n'était pas au rendez-vous.
Le maire Régis Labeaume s'est quant à lui montré persuadé de recevoir le financement qu'il souhaite. Les grands voiliers sont d'ailleurs au sommet de sa liste de souhaits envoyée au fédéral.
«Jusqu'à date, ça s'annonce très bien. Le premier ministre [Stephen Harper] va venir faire une couple de tours prochainement. On va être capable de régler ça. Ça ne m'inquiète plus beaucoup.»
Incontournable
S'il est si assuré d'obtenir ce qu'il désire, c'est que, selon lui, il n'existe aucun autre projet d'aussi grande envergure pour célébrer les 150 ans du Canada. «Il n'y a rien de plus gros d'organisé au pays.» Il profitera du passage de la ministre Glover pour faire valoir ses arguments.
L'architecte François Moreau, président du C. A. du Rendez-vous naval de Québec, qui organise l'événement, est lui aussi «très optimiste pour la suite des choses». «Je pense que c'est un événement que le fédéral ne peut pas manquer. C'est un événement important pour tout l'est du Canada, qui va se dérouler à Québec. Je crois que le fédéral doit être au rendez-vous. C'est très rassembleur.»
Mais M. Moreau est impatient de voir l'aide se concrétiser. L'événement se planifie sur cinq ans, explique-t-il, et au fil des mois, on doit avancer des fonds régulièrement. Les Rendez-vous y travaillent depuis la signature avec Sail Training International d'une entente en 2012. Il espère une annonce d'ici l'automne, «parce qu'on commence à être à court».
Déjà, le Rendez-vous naval a reçu plusieurs lettres d'intention de propriétaires de voiliers, mais personne n'a encore confirmé. «On attend que le financement soit complètement ficelé pour signer les contrats», explique-t-il.