Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, a voulu faire taire les critiques en dévoilant les rôles de ses candidats avant même leur élection — en supposant qu'ils soient tous élus le 5 novembre.

Gosselin présente son cabinet de rêve

C’est un chef confiant, mais aussi réaliste, qui a présenté jeudi les responsabilités qui seraient attribuées à chaque membre élu d’un cabinet Gosselin.

Souvent attaqué en cours de campagne par ses adversaires pour son manque de connaissance de la politique municipale, Jean-François Gosselin a voulu faire taire les critiques. Rendre publics les rôles de candidats avant même leur élection est chose peu commune. Le calcul est basé dans l’optique que Québec 21 obtienne une note parfaite le 5 novembre.

«Je tenais à démontrer qu’on est une équipe solide et capable de prendre en main des dossiers des districts comme ceux à la grandeur de la ville», a-t-il lancé du hall de l’hôtel de ville où il avait réuni ses candidats. Si vous comparez les compétences de chacun avec leurs rôles et responsabilités, il y a un match parfait», a-t-il ajouté. 

Il a d’abord identitfié les deux piliers d’une éventuelle administration Gosselin, Jean-Pierre Asselin dans le district Cap-Rouge-Laurentien et Gilles Côté dans Louis-XIV. Le premier a une formation en administration des affaires. Il serait responsable des finances et des immobilisations. Le second, ingénieur de formation, s’occuperait des infrastructures, de l’aménagement du territoire et des travaux publics.

«Je les compare à Richard Côté et à François Picard, les deux anciens bras droits de Régis Labeaume. Ils réussissaient à le ramener [sur la bonne voie]. Après leur départ en 2013, c’est là que ça s’est gâté», soutient M. Gosselin.

Pour compléter le noyau, sa colistière dans le district Sainte-Thérèse-de-Lisieux, Nancy Piuze, serait nommée mairesse suppléante, responsable de la réglementation et son voisin dans le district Chute-Montmorency-Seigneurial, Stevens Melançon, serait aux commandes des ressources humaines, des relations de travail et du comité de vérification.

Place importante pour Mario Hudon

Parmi les autres candidats, Mario Hudon, dans le district Saint-Rodrigue, a pris une place importante pendant la présente campagne lorsqu’il était question du dossier du troisième lien et de la congestion à Québec. L’ancien chroniqueur sportif serait nommé président d’ExpoCité et garderait un oeil sur les dossiers de circulation.

«Québec 21, le 6 novembre, ce n’est pas la fin, c’est le début d’un nouveau parti. On va voir combien on va avoir d’élus et on va travailler tous ensemble», a précisé le chef Gosselin, après avoir fait la nomenclature des tâches. «On veut continuer à bâtir l’équipe et à ajouter des nouveaux joueurs», a-t-il conclu.