Le nouveau bloc d’appartements situé au 778, rue Terrasse Laurentienne se veut très haut, bloquant la vue aux voisins.

Gosselin défend les citoyens de la rue Terrasse Laurentienne

Un immeuble de six appartements haut de trois étages s’est récemment construit sur la rue Terrasse Laurentienne, et il est bien plus haut que toutes les maisons du secteur. Des voisins se sont récemment levés contre ce permis de construction, ce qui a forcé la Ville de Québec à revoir les règles de zonage. Le chef de l’opposition estime que la conseillère du secteur, Émilie Villeneuve, n’a pas rempli son rôle de représentante des citoyens.

Le nouveau bloc situé au 778, rue Terrasse Laurentienne se veut très haut, bloquant la vue aux voisins, et est surtout très près de leur terrain. Plusieurs citoyens voient la valeur de leur maison diminuer de plusieurs milliers de dollars.

Si le zonage empêche maintenant toute construction de dépasser deux étages, le bloc déjà debout, lui, restera. Et Mme Villeneuve a indiqué à Radio-Canada vendredi que les citoyens ne seront pas dédommagés, même si elle a reconnu que ce n’était pas un bon exemple de densification dans un quartier résidentiel.

«La représentante des citoyens du secteur qui dit aux citoyens d’évaluer la possibilité d’un recours, c’est inacceptable. Elle n’a pas compris son rôle, on ne dit pas aux citoyens d’aller se battre en cour. On doit se battre pour eux et les défendre. Les citoyens ont raison d’être en colère. C’est un projet qui n’a aucun sens. Ce n’est certainement pas de cette façon-là qu’on doit densifier à Québec», indique Jean-François Gosselin de Québec 21. 

«Selon les règles»

Mme Villeneuve soutient que le bâtiment s’est construit dans les règles, les précédents règlements de zonage le permettaient. M. Gosselin soulève toutefois qu’un travail de vérification aurait pu être réalisé avant d’approuver le permis de construction.

«C’était évident que ça n’avait pas de bon sens. L’administration Labeaume doit remettre à l’ordre ses élus qui ont permis ça. Elle doit arriver avec une vision cohérente qui va nous permettre de densifier de façon intelligente.»


« Les citoyens ont raison d’être en colère. C’est un projet qui n’a aucun sens. »
Jean-François Gosselin

Selon les dires de certains citoyens rencontrés dimanche, le promoteur devait assurer la construction d’autres bâtiments similaires dans le secteur. Les nouvelles règles de zonage adoptées vendredi dernier en conseil extraordinaire de l’arrondissement Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge empêcheront la poursuite des projets. Dorénavant, les futurs immeubles dans le secteur ne pourront dépasser deux étages et devront se limiter à trois logements. L’opposition croit que ces décisions auraient dû être prises avant la construction de tout logement.

La Ville de Québec doit présenter sa Vision sur l’habitation cet automne. 

«Nous sommes en désaccord total avec cette façon de densifier et on espère d’ailleurs que la Vision de l’habitation du maire soit plus inclusive et qu’elle permette une plus grande transparence avec les citoyens dans le cadre du développement de leur secteur. Il est impératif que le développement de notre ville se fasse de façon responsable et respectueuse», termine Jean-François Gosselin.