Oui, la Ville de Lévis manque cruellement de terrains à vocation industrielle, convient le maire, Gilles Lehouillier. Mais «pas question» de sacrifier cet espace vert de 70 hectares en bordure de l'autoroute 20, qui sert aussi de zone tampon entre la raffinerie Valero et les habitations, a-t-il tranché.

Golf de l'Auberivière: Lehouillier dit non à un parc industriel

Le club de golf L'Auberivière ne deviendra pas un parc industriel, a tranché le maire de Lévis, qui assure que le promoteur qui veut en faire l'acquisition n'obtiendra «jamais» le changement de zonage nécessaire à la réalisation de son projet.
Le Soleil révélait lundi qu'un promoteur immobilier a signé une offre d'achat de 5 millions $ pour acquérir le terrain du golf de L'Auberivière. Il a l'intention de le convertir en parc industriel «lourd», ce qui selon lui répond à un besoin de la Ville, qui est à la recherche d'espaces industriels pour accueillir davantage d'entreprises.
Oui, la Ville de Lévis manque cruellement de terrains à vocation industrielle, convient le maire, Gilles Lehouillier. Mais «pas question» de sacrifier cet espace vert de 70 hectares en bordure de l'autoroute 20, qui sert aussi de zone tampon entre la raffinerie Valero et les habitations, a-t-il tranché, en entrevue au Soleil
«En ce qui nous concerne, à la Ville de Lévis, nous n'accepterons jamais une modification d'affectation.» En ce moment, le schéma d'aménagement prévoit une vocation récréative pour ce terrain. «Pourquoi on fait ça? Je suis un de ceux qui croient que ça prend une zone tampon autour d'une raffinerie comme celle de Valero. C'est un minimum à avoir pour la sécurité des gens. On reste dans le potentiel récréatif. Ce promoteur-là, s'il pense qu'il va acheter ça et qu'il va obtenir un amendement au zonage, je vais lui souhaiter bonne chance», a-t-il laissé tomber, lançant du même coup un avis au propriétaire du golf, Jean-Marc Dion. Ce dernier doit savoir que s'il veut vendre sa propriété, «les seuls qui peuvent acheter sont ceux qui sont intéressés à développer une vocation récréative».
La Ville pas intéressée
M. Lehouillier souligne que la Ville n'a pas l'intention de se porter elle-même acquéreuse du terrain. Elle s'était déjà intéressée, autour de 2010, à cet espace en vue d'en faire un parc urbain. Mais l'idée était rapidement tombée dans l'oubli. 
Le Soleil a tenté de connaître le point de vue de la raffinerie Valero, qui, en vertu d'un acte de servitude signé en 1990, a un droit de premier refus sur la vente du terrain. La porte-parole, Julie Cusson, n'a voulu émettre aucun commentaire sur le dossier.