Régis Labeaume, le maire de Québec

Gala Triomphe: pointe de Labeaume au «party» d'Aubut

Même s'il se garde de commenter la poursuite de 1,2 million $ intentée par la Fondation Nordiques pour l'annulation du Gala Triomphe, Régis Labeaume a ironisé en estimant que Marcel Aubut «a décidé que si son party n'a pas fonctionné, c'est à cause de la Ville de Québec».
Le maire de Québec a fait cette déclaration lundi matin en entrevue avec Paul Arcand au 98,5 FM. M. Labeaume était de passage à Montréal dans la foulée de sa tournée médiatique amorcée la semaine dernière visant à faire la promotion du Centre Vidéotron un peu partout dans la province.
L'animateur a questionné M. Labeaume sur sa relation avec Marcel Aubut alors que les deux hommes multiplient les accrochages publics ces derniers temps, à propos du Gala Triomphe, mais aussi des Olympiques et de la vente des Nordiques en 1995. Est-ce qu'on assiste à un «affrontement d'égos?» a demandé Paul Arcand.
«Ce n'est pas parfait, mais je m'occupe de mes affaires», a tranché M. Labeaume.
«Mais je fais attention parce qu'il vient de nous déposer une poursuite. Il a décidé que si son party n'a pas fonctionné, c'est à cause de la Ville de Québec», a-t-il ajouté à propos de ce gala qui récompense les athlètes amateurs. «Mais je vais attendre de parler à mes avocats pour ne pas me barrer les pieds. Pour ne pas me mêler dans mes lacets», a ajouté le maire du même souffle.
La Fondation Nordiques a déposé vendredi une poursuite de 1,2 million $ contre la Ville de Québec afin d'être dédommagée pour les torts causés par l'annulation du Gala Triomphe le 30 avril (voir autre texte).
Dans sa requête, la Fondation réclame la somme de 1 202 532 $ en guise de dommages pour ce qu'elle estime être du non-respect du contrat qui la liait avec ExpoCité.
Régis Labeaume a toujours soutenu qu'il n'y avait pas de contrat formel.
Olympiques
Le maire de Québec a aussi réitéré qu'il n'est pas question de céder aux pressions de Marcel Aubut pour une éventuelle candidature du Québec aux Jeux olympiques d'hiver.
«C'est parce que lui est président du Comité olympique canadien, ce serait une fleur pour lui de pouvoir piloter une candidature. Mais c'est le maire de la Ville qui gère ces affaires-là. Moi, les Olympiques, je ne veux pas me faire pousser ça», a dit M. Labeaume.
En juillet, dans une autre pointe à peine voilée à Me Aubut, le maire avait mis en garde son homologue de Toronto, John Tory, devant le risque financier des JO et il l'avait invité à ne pas «se laisser bousculer par les comités olympiques nationaux» et à penser à ses «contribuables». Quelques jours plus tôt, Me Aubut avait annoncé qu'il piloterait le dossier de Toronto en vue d'une possible candidature aux Jeux d'été de 2024.
Les dépassements de coûts pour l'organisation des Jeux ont été en moyenne de 252 % ces dernières années, avait alors dit M. Labeaume, citant une compilation de l'Université Oxford.
«Ça sent bon» pour les Nordiques
Dans la même entrevue lundi, Régis Labeaume s'est réjoui de la troisième étape atteinte vendredi par Québecor pour l'obtention d'une franchise d'expansion de la Ligue nationale de hockey.
Le maire de Québec constate que le dossier des Nordiques progresse bien dans le processus lancé en juin par le commissaire de la LNH, Gary Bettman. «Si on réussit toutes les étapes, il devrait y avoir une fin heureuse à tout ça. Évidemment, je suis prudent parce qu'on est proches, mais je peux au moins dire que ça sent bon.»