Pour rafraîchir la section de la Côte-de-Beaupré, qui est très commerciale, la MRC locale a décidé de créer le Fonds régional d'embellissement de la route 138.

Fusion de la Côte-de-Beaupré: «débat serein» exigé

Alliance affaires Côte-de-Beaupré pointe le climat politique tendu sur la Côte-de-Beaupré et estime qu'un «débat serein» doit se tenir sur la fusion des municipalités.
Si les maires des municipalités de la Côte-de-Beaupré ne sont pas chauds à l'idée d'une fusion des villes, les gens d'affaires, qui ont relancé le débat récemment, croient qu'on ne peut pas balayer la question du revers de la main. 
L'idée de la fusion a été remise sur la table par un sondage réalisé par Alliance affaires Côte-de-Beaupré. L'organisme économique a sondé ses membres, des gens d'affaires, leur demandant s'ils seraient favorables à une fusion municipale sur la Côte-de-Beaupré. Au final, 66,6 % d'entre eux ont dit juger que cela serait souhaitable.
Dans Le Soleil de lundi, cinq des huit maires concernés se disaient peu favorables à cette proposition, ou encore ne la croyaient pas réaliste. Tous soulignaient qu'il existe déjà de multiples ententes de partage de services entre les municipalités, et que celles-ci étaient la voie de l'avenir, plutôt que les fusions municipales.
Le président de l'Alliance, Jocelyn Boivin, estime au contraire que la question doit être abordée. «Ce qu'on demande, c'est de ne pas sauter aux conclusions avant de faire le débat», dit-il en entretien téléphonique au Soleil.
Il défend par ailleurs la démarche de son groupe, qui a «une influence primordiale sur l'économie de notre région» et qui est ainsi justifié de lancer le débat. Cette question ne relève pas uniquement des décideurs politiques, dit-il, et les gens d'affaires ont voix au chapitre.
Selon lui, le «climat politique tendu de la Côte-de-Beaupré» et les anciennes «guerres de clocher», ne favorise pas les échanges et «nuisent à notre développement économique». Il exhorte les élus à mettre leurs réticences de côté et à s'engager dans un «débat serein sur un enjeu capital pour le devenir de notre communauté».
Il insiste sur le fait que son groupe n'espère pas d'économies avec les fusions. «On parle plutôt de meilleure gestion de territoire, de cohésion régionale, d'urbanisme et de vision. Nous croyons que les fusions pourraient aider à donner plus de santé à une région comme la Côte-de-Beaupré.»