Fuite d'un pétrolier: plus de peur que de mal au quai Valero

Une fuite provenant du pétrolier Falcon Nostos amarré au quai d’Énergie Valero à Lévis mercredi matin a provoqué plus de peur que de mal. Elle a été rapidement contenue et les analyses du produit ont finalement révélé qu’il ne s’agissait que d’un lubrifiant non toxique et biodégradable.

Un film huileux avait été observé vers 7h30 à l’arrière du pétrolier battant pavillon du Libéria et qui était en provenance du Royaume-Uni. Les mesures d’urgence ont été déclenchées immédiatement par Énergie Valero et la Garde côtière canadienne, Transport Canada, Environnement et Changements climatiques Canada, le ministère de l’Environnement et la Ville de Lévis ont été avisés.

La Société d’intervention maritime de l’est du Canada a procédé à la récupération du produit à l’aide de boudins d’absorption et des estacades ont aussi été installées par mesure de précaution. Transport Canada, les spécialistes d’Énergie Valero de même que l’armateur, la société grecque Falcon Navigation, ont effectué des vérifications sur le navire pour finalement en conclure que la fuite était minime et que le produit n’était pas dangereux.

Produit biodégradable

«Même si nous avons déployé les mesures d’urgence, il ne s’agissait que d’un fin film d’huile. La fuite a été prise à temps et elle a rapidement été colmatée», explique Marina Binotto, directrice des affaires publiques et gouvernementales d’Énergie Valero. Nicole Rodrigue, responsable des communications à la Ville de Lévis, a pour sa part confirmé qu’il ne s’agissait que d’une petite fuite et que l’analyse avait révélé qu’il s’agissait d’un produit servant à lubrifier les hélices et le gouvernail du navire. «C’est un lubrifiant non toxique et biodégradable», a-t-elle expliqué.

La Ville de Lévis s’était inquiétée de la fuite en raison de la proximité avec l’une de ses prises d’eau potable à Saint-Romuald. «Non seulement la fuite a été contenue rapidement, mais notre prise d’eau est située 8m sous le niveau d’eau et le produit flottait sur l’eau», indique Mme Rodrigue.