Frédéric Poitras d'Équipe Labeaume est notamment reconnu pour son implication dans la vie culturelle de la basse ville.

Frédéric Poitras quitte Le Cercle pour Équipe Labeaume

Frédéric Poitras n'est plus copropriétaire du complexe Le Cercle. L'homme d'affaires vend ses parts de l'entreprise qu'il a cofondée en 2007 pour joindre les rangs d'Équipe Labeaume à titre de «conseiller personnel» du maire en matière de technoculture et d'innovation sociale.
Frédéric Poitras a été l'un des rares candidats d'Équipe Labeaume à avoir été défait aux élections municipales du 3 novembre dernier. Il avait affronté Anne Guérette dans le district de Cap-aux-Diamants.
Il n'aura toutefois pas tout perdu. «La campagne électorale m'a ouvert un nouveau monde», a-t-il dit lui-même en entrevue au Soleil, lundi. Son implication politique lui a en effet permis de recevoir une offre d'emploi de Régis Labeaume. «Je m'étais donné jusqu'aux Fêtes pour réfléchir.» Le voilà en poste «depuis trois semaines».
Son mandat avec Équipe Labeaume sera de «tâter le pouls» des tendances socioculturelles et technologiques de la ville. En clair, il fera le plein d'idées et de projets pour ensuite les présenter à l'hôtel de ville.
«Une veille médiatique»
En plus d'être les yeux et les oreilles du maire à Québec, Frédéric Poitras assurera «une veille médiatique» sur ce qui se fait dans les autres villes dites «intelligentes». «Je vais être à l'affût et je vais informer les élus de ce qui se fait sur notre territoire. J'espère qu'au bout de la ligne nos élus prennent des décisions en fonction du terrain», a-t-il affirmé.
M. Poitras aura son bureau à l'hôtel de ville, mais assure que son «talon de paie sera signé Équipe Labeaume [...]. J'entre dans le budget recherche et développement». Il n'est pas un employé de la Ville de Québec, mais bien du parti. «Pour combien de temps, je ne sais pas. C'est une job politique. C'est un risque que je prends pour accompagner l'administration en place.»
Questionné sur cette nouvelle embauche, Régis Labeaume dit aspirer à bâtir «une ville surprenante» avec l'aide de son nouveau «conseiller personnel». «Sa job, c'est vraiment d'aller chercher les nouvelles tendances.» Le maire veut profiter de «tout le génie de Fred et sa connaissance du milieu plus underground», a-t-il ajouté.
M. Poitras considère d'ailleurs que son expérience à titre de copropriétaire du complexe Le Cercle - à la fois restaurant et lieu culturel - l'aidera dans son nouveau défi. «J'ai un bon réseau social, culturel et technologique. [...] Je veux donner la chance aux élus de prendre des décisions plus éclairées.»
En vendant ses parts, M. Poitras a voulu éviter «tout conflit d'intérêts quand va être le temps de travailler avec les gens dans le domaine». Il affirme également avoir «fait le tour» du milieu de la restauration, du service à la clientèle et de la gestion, dans lequel il évoluait depuis 22 ans.
Frédéric Poitras, qui était actionnaire minoritaire, mais le visage le plus connu du Cercle, vendra ses parts à Bruno Bernier, qui deviendra «propriétaire unique». «On n'est plus en train de négocier, on s'est serré la main.» Le transfert des parts est à finaliser et M. Poitras n'est plus actif depuis près d'un mois.
Appelé à commenter, Bruno Bernier a simplement souhaité bon succès à son ex-associé.  Avec la collaboration de Valérie Gaudreau