François Marchand a attaqué la position du maire Régis Labeaume en matière de transport en commun.

François Marchand revient dans l'arène pour dénoncer le SRB

Le candidat défait à la chefferie de Démocratie Québec, François Marchand, est remonté dans l'arène médiatique, mardi, pour dénoncer le projet de service rapide par bus (SRB). «Des évidences ne se disent pas» à Québec et il ne peut demeurer silencieux, a-t-il plaidé.
Disant porter son chapeau d'«individuel», l'avocat spécialisé en droit municipal a attaqué la position du maire Régis Labeaume en matière de transport en commun dans un communiqué de presse, puis en entrevue téléphonique au Soleil.
D'après M. Marchand, le SRB est incompatible avec les programmes de subvention en place à Québec et Ottawa, lesquels favorisent l'électrification des transports et donc un tramway. «On se bute au SRB qui fonctionne au diesel et qui ne peut être financé au-delà de 75 %» par le gouvernement du Québec car il mise sur de bons vieux bus, a-t-il déploré. 
L'ancien conseiller municipal sous Jean Pelletier a également reproché au maire Labeaume d'avoir choisi à l'avance un véhicule et son fournisseur, l'autobus bi-articulé aux airs de tramway du fabricant belge Van Hool. C'est contraire aux règles d'appel d'offres, s'est indigné l'avocat, convaincu que «jamais ça ne passera». 
Après sa défaite aux mains d'Anne Guérette, début décembre, M. Marchand a déclaré qu'il n'était pas intéressé à se présenter comme conseiller municipal aux élections de 2017 et que «l'expérience» se terminait là. 
«J'ai dit que j'appuyais Mme Guérette, mais ça ne m'empêche pas d'exercer mon droit de parole. Il me semble que ces arguments-là devraient être défendus davantage», a-t-il rebondi mardi. «J'écoutais Démocratie Québec hier (lundi). On déplorait l'attitude du maire, ça va. Mais il me semble qu'il aurait dû y avoir un peu plus» en termes de solutions, a-t-il poursuivi. Lui-même prône un retour au tramway, moyen de transport qu'il juge plus efficace à long terme et plus facile à financer. 
Est-ce à dire que la politique l'intéresse encore? François Marchand a répondu que «la Ville, son aménagement, son urbanisme» l'intéressent encore et que «pour l'instant» il souhaite «faire avancer les idées». Que signifie ce «pour l'instant»? Il n'en dira pas plus. «Je n'ai aucun projet, je n'ai aucune organisation, je n'ai rien», s'est-il défendu timidement.