Le chroniqueur du Soleil Francois Bourque a rencontré les abonnés au Diamant.

François Bourque: un chroniqueur dans la ville

Même s’il a un peu hésité avant de devenir journaliste pendant ses études universitaires, François Bourque ne pouvait pas faire autre chose comme métier. Le journalisme est inscrit dans son ADN, grâce à son grand-père et à l’un de ses oncles.

Deuxième de la série Conversation avec nos chroniqueurs, la rencontre avec François Bourque au Diamant a permis à une centaine de lecteurs du Soleil d’en connaître un peu plus sur le métier de chroniqueur.

Plus spécifiquement chroniqueur aux affaires municipales, métier que François Bourque exerce depuis 2006. Avant cela, il est passé par le Journal de Québec, où il a commencé sa carrière en 1983 avant d’arriver au Soleil en 2001 comme directeur de l’information.

En plus de son intérêt pour la politique municipale et l’aménagement urbain, François Bourque est également très soucieux des questions d’éthique, de déontologie journalistique et des enjeux de la liberté de la presse comme l’accès à l’information ou la protection des sources. Il a été président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec de 2007 à 2009.

François Bourque baigne très jeune dans le journalisme avec des membres de la famille dans le métier. Il découvre Le Soleil alors qu’il est camelot. «En revenant de l’école, je lisais Le Soleil avant d’aller le distribuer, désolé pour les retards. J’avais déjà un intérêt, mais je ne savais pas encore que j’allais devenir journaliste», raconte-t-il.

Plus tard au cégep, il intègre l’équipe du journal étudiant, mais, avouera-t-il, il est surtout intéressé par le local où on peut jouer aux cartes. À l’université, il étudie en littérature française. Son cœur balance entre le journalisme et l’enseignement, mais finalement, après son baccalauréat, il choisit le certificat en journalisme.

Comme de nombreux journalistes, il commence aux faits divers. Il sortira sa première primeur le soir du party de Noël de la salle de rédaction, une bavure policière. À travers les faits divers, il apprend son métier et il s’intéresse de plus en plus aux affaires municipales, qui l’amèneront quelques années plus tard au poste qu’il occupe présentement.

L’abc de la chronique

Si vous lisez les chroniques de François Bourque, vous savez qu’il est un grand connaisseur de l’histoire politique et sociale de la ville de Québec. Mais comment écrit-on une chronique et quelles sont les différences entre chroniqueur et reporter? «Le chroniqueur a carte blanche. Il parle de l’actualité, mais avec un regard personnel», explique-t-il.

Contrairement au reporter, le chroniqueur peut écrire au «je» et utiliser un ton plus personnel. Ce qu’il aime le plus : les échanges avec les lecteurs. «Je suis très content de recevoir des réactions, d’être challengé par les idées. J’utilise parfois ce matériel-là pour une chronique», confie-t-il.

Mais s’il a une plus grande liberté par rapport aux reporters, il a les mêmes obligations éthiques. La nouvelle est fouillée et vérifiée avant d’être écrite. François Bourque s’évertue également à livrer un texte original qui va apprendre des choses aux lecteurs et leur donner matière à réflexion.

Futur maire?

Sans surprise, la vie municipale passionne les citoyens. Mercredi soir, le public a posé de nombreuses questions sur le tramway, le troisième lien et l’éthique municipale.

Ils ont aussi demandé à François Bourque s’il aimerait devenir maire, étant donné qu’il connaît sur le bout des doigts la ville et son fonctionnement. «Non», a-t-il répondu. Par contre, «j’espère qu’il y aura le tramway et non le troisième lien», a-t-il conclu.