Les territoires de Charlesbourg, de l’Est de Québec, de Québec, de Sainte-Foy–Sillery, de Saint-Émile, de Val-Bélair et de Wendake ne formeront plus qu’une seule et même agglomération.

Finis les territoires de taxi à Québec

Les territoires de taxi à Québec disparaîtront le 12 juillet. Le conseil des ministres a approuvé mercredi la fusion complète de tous les territoires de la région de Québec, afin de permettre aux chauffeurs de taxi d’aller chercher des clients où bon leur semble.

Les territoires de Charlesbourg, de l’Est de Québec, de Québec, de Sainte-Foy–Sillery, de Saint-Émile, de Val-Bélair et de Wendake ne formeront plus qu’une seule et même agglomération.

Annoncée par le gouvernement du Québec en janvier, cette fusion était attendue de pied ferme par le Regroupement des intermédiaires du taxi de Québec (RITQ). «Depuis qu’on a Uber dans les jambes, c’est difficile. Eux, ils peuvent aller partout dans la région de Québec, alors que nous, on est encore restreints avec des agglomérations», commente Mario Vézina, vice-président du RITQ.

Voyages à vide

M. Vézina calcule qu’environ la moitié du kilométrage réalisé par ses chauffeurs se fait à vide, c’est-à-dire sans client dans le véhicule. Ceux-ci doivent toujours revenir dans leur agglomération d’origine avant de servir un autre client. Selon lui, cette fusion permettra aux chauffeurs d’augmenter leurs revenus.

Seules les compagnies de taxi qui occupent le territoire de Sainte-Foy–Sillery s’opposaient à cette fusion, craignant de perdre des revenus. Le processus de fusion amorcé par l’ancien gouvernement libéral avait d’ailleurs été bloqué par une injonction. Le processus a été repris depuis le début par le ministre des Transports François Bonnardel, des consultations en bonne et due forme ont eu lieu cet hiver, ce qui permet à la fusion d’aller de l’avant.

Ce changement représente un premier pas avant que le projet de loi 17, qui libéralise complètement l’industrie du taxi, ne s’applique. Le projet de loi, qui rend nulle la valeur des permis de taxis, continuera d’être étudié à l’Assemblée nationale l’automne prochain.