Sapin de Noel pour la famille Hovington -Rue Notre Dame Ancienne Lorette -Marc et Pierre Hovington -Chantale et Nathalie Provencher

Fêter Noël autour d'un sapin naturel

Chantal Provencher a grandi avec la tradition du sapin naturel pendant les fêtes. Plus de 50 ans après la création de l’entreprise familiale de la vente de sapin par ses parents, Mme Provencher perpétue cette coutume, qui illumine les maisons de décembre à janvier.

Le premier souvenir de Chantal Provencher à la boutique de ses parents, qui se situait à l’époque à Sainte-Foy, remonte à l’âge de 5 ans. «Mes parents avaient loué un hélicoptère pour faire venir le père Noël. Il y avait une carriole et un cheval pour faire le tour avec les enfants», raconte-t-elle.

En 1993, Mme Provencher prend la relève de ses parents, qui avait déménagé leur boutique à L’Ancienne-Lorette au Pétro-Canda. Avec l’aide de son conjoint, Pierre Hovington, son beau-père, Marc Hovington et sa sœur, Nathalie Provencher, Chantal Provencher continue depuis à faire vivre la magie de Noël à des dizaines de personnes qui viennent chaque année acheter un sapin. 

Jean Rochon est l’un de ceux-là. Il a connu la famille Provencher lorsqu’il travaillait à Sainte-Foy quand il était jeune. Depuis 21 ans, il achète son sapin au 1875 rue Notre-Dame à L’Ancienne-Lorette, où la famille Provencher-Hovington est maintenant installée. «On le met dans le salon, on tasse des affaires pour lui faire de la place. Ça sent bon et c’est bien plus beau qu’un sapin artificiel», explique-t-il. 

Pierre-Alexandre Morneau-Caron, lui, est un nouveau client de la famille Provencher-Hovington. Pas habitué à avoir un sapin naturel dans le salon familial, c’est sa conjointe qui l’a convaincu d’en acheter un depuis qu’ils sont propriétaires d’une maison. «J’aime l’odeur des sapins. On est beaucoup enfermé l’hiver, et d’amener quelque chose de l’extérieur, je trouve que ça redonne de la vie», souligne-t-il. Et il aime tellement ça que le sapin reste en place jusqu’à fin janvier et cette année comme la famille s’est agrandie avec la naissance d’une petite fille il y a trois mois, le nouveau papa a envie de lui transmettre cette tradition qui sent si bon les fêtes de fin d’année.

Une tradition qui revient en force 

Certes, un sapin naturel, il faut faire attention pour qu’il ne prenne pas feu, des brindilles tombent à terre, c’est imposant et cela prend de la place. Pour toutes ses raisons, le sapin artificiel a pris de plus en place dans les foyers. 

Mais pour Chantal Provencher, rien ne peut remplacer un vrai sapin. «La tradition reste forte et cette année, je ne sais pas si c’est à cause de la neige qui est arrivée tôt, mais les gens viennent nous voir, ils ont le gout d’installer leurs décorations et si ce n’est pas pour l’intérieur, ils en achètent un pour l’extérieur», analyse-t-elle. «Les gens viennent en famille, ils sont de bonne humeur. Souvent ce sont les enfants qui choisissent le sapin», poursuit-elle.

Et la petite équipe a le don de convaincre les gens qui viennent les voir. Des canes en sucre pour les enfants, des petites douceurs alcoolisées pour les adultes, un service personnalisé et la livraison gratuite. «On livre à L’Ancienne-Lorette, Val-Bélair, Les Saules et Neuchâtel. On fait 3000 à 3500 km environ, ça représente 95 % de notre chiffre d’affaires», indique Mme Provencher.

Si vous souhaitez un sapin, ne tardez pas, Chantal Provencher estime que le 22 décembre, voire un peu avant, elle n’aura plus aucun sapin à vendre.