Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, s'est prêté vendredi à une sortie virtuelle en montgolfière, et s'est dit impressionné par l'expérience.

Festivent: les vents forcent des envolées plus au sud

Parce que les vents dominants ont changé de direction, Festivent a dû se résoudre à déménager ses envolées en montgolfière sur un autre terrain plus au sud.
«Avant, on partait du parc Champigny, à Saint-Jean-Chysostome, et on atterrissait toujours dans des champs à Pintendre. Ces dernières années, les vents nous amenaient plus vers l'île d'Orléans», explique Mario Ferland, président du conseil d'administration de Festivent. 
C'est pour éviter le fleuve Saint-Laurent et les zones plus peuplées de Lévis lors des atterrissages que la direction de Festivent a décidé cette année de tenir le départ de ses envolées à l'aéroport de Saint-Jean-Chrysostome, qui est situé à environ 10 minutes de son site principal. 
M. Ferland explique que les vents dominants, qui avaient l'habitude de souffler vers l'est, se déplacent avec les années et soufflent davantage vers le nord. Il ne peut dire si les changements climatiques sont responsables de cette déviation, mais celle-ci se révèle persistante dans le temps. 
Les festivaliers qui voudraient quand même voir des départs de montgolfière peuvent emprunter des navettes qui partent du site principal ou se rendre directement à l'aéroport de Saint-Jean-Chrysostome, dont l'entrée est gratuite. Des envolées de montgolfières captives ont encore lieu tous les soirs au parc Champigny, à 18h30 et à 20h30. Ces ballons montent à environ 10 mètres dans le ciel et sont retenus par une corde.
Sinon, le festival essaie de faire vivre son aspect aérien autrement, notamment avec la réalité virtuelle. Pour la deuxième année, un kiosque permet aux festivaliers d'enfiler des lunettes de réalité virtuelle et un casque d'écoute afin de vivre une balade en montgolfière comme s'ils y étaient. Les vidéos à 360 degrés concoctées par Imersiv360, une entreprise de Québec, permettent soit de vivre l'expérience virtuelle d'une sortie en montgolfière ou d'un saut en parachute. Lors de la visite de presse vendredi, le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, s'est dit impressionné par l'expérience. 
À l'étroit
L'événement, qui fête ses 35 ans cette année, a pris beaucoup d'ampleur en accueillant des spectacles de grande envergure et en ajoutant toujours davantage de manèges et de jeux gonflables pour les familles. Si bien que même si les envolées se déroulent ailleurs cette année, Festivent commence à être à l'étroit au parc Champigny. 
«Dans nos objectifs à plus long terme, on aimerait avoir un site familial et un site de spectacles», explique Catherine Ouellet, directrice des communications. Cette séparation des clientèles permettrait à l'événement de moduler ses tarifs. L'organisation est donc à la recherche d'autres espaces satellites qu'elle pourrait exploiter, toujours dans le secteur de Saint-Jean-Chrysostome,
Festivent, qui se termine dimanche, est le plus grand festival de Lévis et de toute la région de Chaudière-Appalaches. Cette année, il a vu sa subvention du ministère de la Culture tripler, passant de 105 000 $ à 305 000 $. «La ministre du Tourisme [Julie Boulet] nous a dit qu'elle récompensait les festivals les plus performants», s'est réjoui Martin Lafrance, président d'Evenma et producteur du Festivent. La Ville de Lévis verse quant à elle une contribution de 350 000 $ à Festivent, en subvention et en services.