Le maire de Lévis a réitéré son opposition à tout développement immobilier sur les 40 hectares de la ferme expérimentale Jean-Charles-Chapais.

Ferme Chapais: «appui de taille» du ministre Steven Blaney

Le maire de Lévis a obtenu, vendredi, un «appui de taille» du ministre Steven Blaney, qui l'a assuré qu'il l'accompagnerait dans sa démarche pour acquérir la ferme Chapais pour la rendre accessible au public. Les deux élus ont même convenu d'organiser une journée portes ouvertes pour faire découvrir les lieux à la population.
Les deux hommes se sont rencontrés vendredi en fin d'après-midi à l'hôtel de ville pour discuter entre autres de ce dossier chaud à Lévis. Le maire Gilles Lehouillier avait maintes fois manifesté son intention d'aborder la question avec le député et ministre fédéral Steven Blaney afin de lui démontrer la volonté de la Ville de se porter acquéreuse du domaine de 40 hectares pour en faire un parc. Ottawa veut s'en départir par l'entremise de la Société immobilière du Canada, qui étudiait la possibilité de la vendre à des promoteurs immobiliers.
«Le but de ma visite aujourd'hui était de confirmer mon intention de respecter et d'accompagner la Ville de Lévis dans son processus et son intérêt qu'elle a manifesté pour la ferme Chapais», a déclaré M. Blaney au côté de M. Lehouillier au sortir de la rencontre.
Le maire n'était pas peu fier de cet aboutissement. Pour lui, il s'agit d'un gros coup de pouce, après les avis favorables du député provincial de Lévis, Christian Dubé, et de la ministre péquiste responsable de la Capitale-Nationale, Agnès Maltais.
«C'est un beau dénouement parce qu'on sait que tous les élus travaillent maintenant avec le même objectif : faire en sorte qu'on puisse conserver la ferme Chapais à des fins publiques. [...] Maintenant, on a un appui de taille, celui du député fédéral. On verra la suite des choses, mais on pense que ça peut avoir un poids dans la balance».
Les deux hommes ont aussi convenu de faire découvrir aux Lévisiens ce lieu qui «conserve une part de mystère», selon M. Blaney. Ainsi, on prévoit organiser ce printemps une journée portes ouvertes qui permettra à tous les curieux d'accéder au site et de visiter l'endroit, chose qui était interdite pendant pratiquement un siècle.
Le maire aimerait que les citoyens, à cette occasion, «puissent exprimer leurs souhaits à l'égard de ce site. [...] Ce serait en même temps une visite symbolique.» L'invitation a été acceptée sur le champ par le ministre, qui a même suggéré d'en faire un pique-nique.
Quant au coût que devra payer la Ville pour acquérir les terres, le ministre n'a pas voulu s'avancer. «On est encore aux démarches préliminaires. Il y a encore des pourparlers qui sont en cours. Mais ce que je peux vous assurer, c'est que j'ai l'intention de veiller aux intérêts de la communauté lévisienne.» On en saura plus au cours des prochaines semaines ou des prochains mois.