Émile Loranger, le maire de L'Ancienne-Lorette, demeure très optimiste quant à l'issue du procès. 

Facture d'agglomération: Québec et L'Ancienne-Lorette devant un juge en janvier 2018

Les villes de L'Ancienne-Lorette et de Québec ont rendez-vous au tribunal du 8 au 26 janvier 2018 pour que la légendaire chicane sur la facture des frais d'agglomération soit enfin entendue.
«On va faire la démonstration qu'on nous facture depuis plusieurs années des affaires qu'on n'a pas à payer», a indiqué au Soleil le maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger. Celui qui se réjouit de voir la date de ce procès enfin fixé e pour les recours judiciaires entamés en 2011, estime le manque à gagner pour sa ville est de 20 millions $.  
«C'est un procès qui va être complexe, un procès de chiffres. On est fondamentalement convaincus que notre réclamation est juste», a-t-il ajouté, heureux que l'attente achève.
L'Ancienne-Lorette verse une quote-part d'environ 15 millions $ à l'agglomération de Québec pour divers services comme les pompiers, la police ou le transport en commun. Cette facture est trop salée aux yeux de M. Loranger, convaincu d'avoir versé de l'argent en trop depuis l'entente de 2009 suivant la «défusion» des villes de L'Ancienne-Lorette et Saint-Augustin-de-Desmaures.
Le maire de L'Ancienne-Lorette se dit ouvert à discuter avec la Ville de Québec d'ici à la tenue du procès. Et ce, même s'il a rejeté un projet d'entente en janvier 2016.  Les Lorettains avaient alors rejeté à 94%  l'entente sur l'agglomération à l'issue d'un scrutin postal.  «Je suis très optimiste par rapport à l'issue du procès, mais j'espère encore que nous pourrons nous entendre d'ici là», a ajouté M. Loranger. Vraiment? «Un miracle peut se produire. Comme le veut le diction, la pire des ententes est préférable au meilleur des procès. Sauf que ça va être une négociation gagnant-gagnant», a-t-il averti.
Poursuite en 2011
L'Ancienne-Lorette avait lancé une poursuite contre la Ville de Québec en 2011.
Saint-Augustin, alors dirigée par le maire Marcel Corriveau, avait fait de même avant que le nouveau maire Sylvain Juneau n'en vienne à une entente avec la Ville de Québec en novembre 2015. Mais les élus du conseil municipal hostiles au maire Juneau ont renversé l'entente et préféré laisser aller L'Ancienne-Lorette. «Ils ont décidé qu'ils mettront la poursuite de Saint-Augustin sur la glace lorsque L'Ancienne-Lorette aura amendé la sienne», a commenté le maire Juneau au Soleil lundi. Ce dernier continue à souhaiter une entente sans recours aux tribunaux.
Au cabinet du maire de Québec, on a préféré ne pas commenter lundi.
Loranger consulte sa population
Le maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger, invite ses citoyens à participer au développement de leur ville en participant à une vaste consultation populaire intitulée Ma ville, mon idée!, qui se tiendra du 5 au 26 avril. Durant cette période, la population sera appelée à proposer ses idées, ainsi qu'à voter pour les projets d'autres citoyens sur le site Web lancienne-lorette/monidee.ca.
«Pour nous, il s'agit d'un premier exercice de ce type. Mais il pourra être suivi de d'autres semblables, par exemple dans le cadre de la révision du schéma d'aménagement», mentionne M. Loranger dans l'édition d'avril du Journal de L'Ancienne-Lorette. 
Un processus de consultation citoyenne avait été mis en place par le maire dans les premières années de son mandat, processus qui s'était tenu au cours d'une fin de semaine complète dans les locaux de la ville. «De cet exercice de brainstorm, le maire avait pu mettre de l'avant des projets sur une période de dix ans», peut-on lire dans l'article du Journal de L'Ancienne-Lorette. 
Cette fois-ci, Émile Loranger espère que «cinq ou six bonnes idées, au moins, ressortent de cette consultation».  Camille B. Vincent