«Les vrais chiffres connus, c'est 518 millions $. Ça fait que, son 850 millions $,  il a dû se lever un matin et penser à ça», a lancé le président du syndicat des cols blancs de Québec, Jean Gagnon.

ExpoCité:  la menace de grève durant le Tournoi pee-wee suspendue

Le Tournoi international de hockey pee-wee de Québec ne sera pas assombri par une grève des quelque 130 employés occasionnels d'ExpoCité.
En assemblée générale, mardi soir, une forte majorité de la soixantaine de travailleurs réunis pour l'occasion ont choisi de suspendre durant une période de deux mois le vote de grève qui devait se tenir au cours de la même rencontre. Les syndiqués ont pris cette décision parce que la Ville a approché le syndicat au cours de l'après-midi de mardi afin de reprendre les négociations avec ce groupe de travailleurs. Six dates ont été mises sur la table et une journée de pourparlers devrait même se dérouler cette semaine.
«Les gens ont été très sensibles à l'histoire des pee-wees et on était un peu mal à l'aise, le syndicat, avec l'affaire des pee-wees», a indiqué le représentant syndical de ces employés, Jean Gagnon.
M. Gagnon a reconnu que la menace de grève potentielle sur le Tournoi pee-wee a «probablement» incité la Ville à montrer une ouverture à la discussion. Si les deux parties n'en viennent pas à un terrain d'entente d'ici deux mois, les syndiqués devront de nouveau se prononcer sur ce vote de grève.
Le principal litige dans ce dossier est le recours de plus en plus fréquent à la sous-traitance sur le territoire d'ExpoCité. Des salles sont louées à des organisations, mais sans service, ce qui aurait comme conséquence d'enlever du travail aux employés occasionnels, selon le syndicat.
Dans le cadre du Tournoi pee-wee, ces travailleurs occupent notamment des postes à la billetterie, de commis d'ascenseur et de préposés à la vérification des billets. Selon M. Gagnon, les ouvriers occasionnels ont des salaires annuels moyens qui varient entre 3000 $ et 6000 $.
Gagnon convaincu qu'une entente est possible
M. Gagnon est convaincu que la Ville et le syndicat peuvent trouver un terrain d'entente afin de limiter le recours à la sous-traitance.
«Ça n'a pas de bon sens de se colletailler là-dessus, ce ne sont pas des enjeux majeurs, c'est pas comme les régimes de retraite, ils en ont pas de régime de retraite, ces gens-là. Ce sont des travailleurs occasionnels.»
«C'est pas un plancher d'emplois qu'on veut, mais bien qu'ils utilisent notre monde quand il y a des activités au Centre de foires et sur le terrain d'ExpoCité», a ajouté M. Gagnon, plus tard, lors du même entretien avec les journalistes.
Le directeur général du tournoi de hockey, Patrick Dom, a tenu à féliciter les employés occasionnels pour leur décision.
«C'est certain que ça nous enlève un poids important sur nos épaules. Nous avions pensé à un plan A, B et C si la grève avait été déclenchée, mais nous n'aurons pas à nous rendre là. Pour le bien des jeunes, ils ont pris la meilleure décision.»