Les plongeurs Stéphane Grégoire et Catherine Rousseau ont repêché des objets fort variés, dont une chaise. L’histoire ne dit pas comment elle s’est retrouvée là... ni s’il y avait quelqu’un assis dessus quand elle est tombée dans le lac!

Étonnante pêche aux déchets au lac Saint-Joseph

C’était jour de corvée de nettoyage, jeudi, face à la plage du lac Saint-Joseph, au nord-ouest de Québec. Et la récolte a été pour le moins surprenante tant pour la quantité amassée que pour la diversité des objets trouvés sous l’eau…

«La pêche a été très bonne!» s’est exclamée Catherine Rousseau en remontant à la surface. La technicienne en santé animale de l’Aquarium du Québec est l’instigatrice de la corvée sous-marine. Avec son coéquipier, elle a rempli un gros sac de déchets dès sa première plongée, en une demi-heure, peut-être 40 minutes.

Ils avaient même dû en laisser derrière, tellement la «ressource» était abondante. Une fois les sacs vidés sur la plage, ils sont retournés sous l’eau pour les remplir de nouveau et récupérer une chaise. Le gros rouleau de clôture métallique croisé sur leur route restera toutefois au fond, l’eau l’ayant trop abîmé pour qu’il puisse être récupéré.

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Une première

C’est la première fois que des plongeurs de l’Aquarium s’adonnent à l’ébouage sous-marin. «Habituellement, on réalisait plus des opérations de nettoyage sur les berges du Saint-Laurent ou de différents cours d’eau», explique la directrice de l’éducation, Emmanuelle Pequin.

L’idée est de frapper notre imaginaire suffisamment pour que nous y pensions à deux fois avant d’envoyer nos rebuts à la flotte. «C’est malheureux quand les déchets se retrouvent dans l’eau parce que, évidemment, ça a un impact sur la faune, la flore marine. On veut sensibiliser les gens à vraiment mettre leurs déchets au recyclage, aux poubelles ou à utiliser de moins en moins de contenants à usage unique.»

L’Aquarium du Québec entend renouveler l’expérience.

Les plongeurs de l’institution étaient épaulés par une équipe de la Scubathèque, venue participer bénévolement.

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Les plongeurs de l’Aquarium du Québec et de la Scubathèque ont établi un plan des zones à explorer avant de se lancer à l’eau, la communication étant plus difficile sous la surface, d’autant plus que la visibilité était parfois limitée. Déjà sur la rive, la pollution était visible.
Une bouée, des câbles, des souliers, un chandail, un chapeau, de longs poteaux métalliques, une grosse batterie et beaucoup, beaucoup de bouteilles ont été récoltées au fond; une des bières n’était même pas décapsulée. Il faut croire que certains plaisanciers ont de la difficulté à garder leur boisson en main!
Christian Saint-Pierre venait tout juste de plonger quand il a trouvé la première canette d’aluminium du jour.