Plusieurs participants à la traditionnelle fête de Noël du Centre multiethnique de Québec se sont amusés sur le plancher de danse.

Entrer dans la danse... de Noël

Chansons, danses et cultures d’un peu partout dans le monde se sont croisées le temps d’un repas de Noël, dimanche, au Club social Victoria. Une occasion d’échanger pour quelque 500 nouveaux arrivants, mais également une occasion pour le Centre multiethnique de Québec de montrer le visage accueillant de la Capitale-Nationale.

Qu’ils soient Syriens, Colombiens ou Congolais, jeunes ou vieux, les nouveaux arrivants qui participaient à la traditionnelle fête de Noël du Centre multiethnique de Québec, dimanche, avaient le sourire contagieux. 

«Aujourd’hui, j’aime beaucoup ça parce que c’est toutes les nations réunies. Les petits enfants de tous les pays jouent ensemble. Les gens se mélangent. Il n’y a pas de guerre», se réjouissait Nareem, une jeune Syrienne de 16 ans. 

Arrivée à Québec avec ses parents et son frère, il y a neuf mois, elle n’avait que de bons mots sur sa société d’accueil. «Je suis très contente d’être à Québec. Ça se passe bien pour moi et pour mon frère. Je suis à l’école et j’aime beaucoup étudier. Ma mère est malade, mais les gens sont très gentils à l’hôpital», racontait l’adolescente. 

Même son de cloche du côté de Etungano, un père de famille congolais qui s’amusait sur le plancher de danse lors du passage du Soleil. Ce dernier se disait particulièrement reconnaissant de l’aide reçue du Centre multiethnique depuis son arrivée dans la Capitale-Nationale, en mars, avec sa femme et ses trois enfants. 

«Le Centre est toujours là pour nous guider lorsque nous avons des difficultés. On espère qu’ils pourront le faire encore longtemps pour les immigrants qui arriveront après nous.»

Etungano, un père de famille congolais, et Nareem, une jeune Syrienne de 16 ans, prenaient part à la fête.
Il est plus important que jamais de mettre de l’avant l’intégration réussie des familles immigrantes à Québec, indique la directrice du Centre multiethnique.

Mettre le positif de l’avant

Peu de gens connaissent mieux la situation des nouveaux arrivants à Québec que les employés et bénévoles du Centre multiethnique. Ils les accompagnent dans «leur installation, la francisation, l’organisation de leur quotidien, les inscriptions aux programmes universels et dans les écoles», explique la directrice de l’organisme, Dominique Lachance. 

Pour elle, il est plus important que jamais de mettre de l’avant l’intégration réussie des familles immigrantes à Québec. C’est que dans un espace public de plus en plus occupé par des groupes identitaires aux messages anti-immigration, le Centre tente de faire un contrepoids. 

«C’est un peu la théorie du vide. Si l’on ne prend pas l’espace avec notre message, ça se remplit par autre chose», explique-t-elle. 

«Ce qu’on a pris comme orientation au Centre multiethnique, c’est d’être plus présents pour démontrer qu’au-delà que ce que certains disent, il y a aussi beaucoup d’efforts de faits de la part de plusieurs organisations et des gens de Québec pour accueillir les immigrants.»

Les enfants ont pu se faire maquiller.
Quelque 500 nouveaux arrivants étaient réunis au Club social Victoria, dimanche.