La douzaine d’employés syndiqués bénéficieront d’une augmentation salariale de 17 % cette année, puis de 2 % pour les quatre prochaines années. L’entente comprend une augmentation salariale de 25 % étalée sur cinq ans, donc.

Entente de principe acceptée par les employés de Calèches Québec

La dernière entente de principe signée par le comité de négociation et la partie patronale de Calèches Québec a été adoptée par 69 % des membres du syndicat, jeudi.

La douzaine d’employés syndiqués bénéficieront d’une augmentation salariale de 17 % cette année, puis de 2 % pour les quatre prochaines années. L’entente comprend une augmentation salariale de 25 % étalée sur cinq ans, donc.

Ils auront aussi droit à une majoration de leur prime pour tous les tours : 6,50 $ pour ceux de moins de 35 minutes, 8 $ pour ceux d’une heure, 10 $ pour les tours de 90 minutes et 14 $ pour ceux de 120 minutes. La précédente prime de 5,50 $, peu importe la longueur de la promenade, ne touchait que les tours vendus sur le trottoir par les cochers. Près de 80 % des courses se font toutefois sur réservation, indique le négociateur du syndicat, Martin Daudelin.

Ainsi, plus la promenade est longue, plus l’employeur devra payer une grosse prime, fait valoir Vincent Boissonneault, cocher et délégué syndical de Calèches Québec. «C’est un gain pour nous et pour les chevaux, dit-il. On n’aura plus à choisir entre l’argent et la limite de l’animal.»

À titre de «première ligne de défense des droits des chevaux, les syndiqués continueront à mettre une pression sur l’employeur pour maintenir les plus hauts standards en matière d’éthique animale», poursuit M. Boissonneault. Il précise que les conditions de travail du cheval font partie du droit de gérance, exclusif à la partie patronale. Le retour au travail se fera graduellement, «pour la santé de l’animal au champ depuis un an, et par manque d’effectifs». Trois ou quatre cochers seront de la flotte.

Un an de lock-out

En lock-out depuis un an, les pourparlers entre les parties syndicale et patronale avaient repris le 26 juillet dernier. Les deux parties s’étaient rencontrées devant un conciliateur afin de tenter de dénouer l’impasse ayant mené au déclenchement d’une grève, le 26 juillet 2018. Calèches Québec décrétait un lock-out le lendemain. 

Les conditions de travail et le traitement réservé aux animaux étaient au cœur du litige.

À l’automne 2018, l’employeur annonçait son intention de fermer l’écurie devant l’impasse des négociations. Il n’est jamais passé de la parole aux actes. 

«Malgré les sacrifices de recommencer à la fin de la haute saison et l’effectif limité, on est satisfait de l’entente», ajoute M. Boissonneault. 

Trois des employés qui avaient été congédiés pourront réintégrer leur poste. 

Le retour au travail devait se faire progressivement dès samedi. Mais il sera peut-être retardé, selon Vincent Boissonneault. L’employeur, qui doit donner 48 heures d’avis avant la reprise des activités, n’avait toujours pas contacté le syndicat vendredi après-midi.

Martin Daudelin stipule cependant que l’employeur ne pouvait contacter les employés qu’une fois la convention collective ratifiée. «La convention a été signée ce matin, puis déposée au Ministère du Travail vers 11h30», dit-il. 

Les employés étaient sans contrat de travail depuis 2016.