Entouré des deux autres conseillers élus, Anne Guérette et Yvon Bussières, le chef de l'aile parlementaire de Démocratie Québec, Paul Shoiry préfère se voir comme un porte-parole.

Enquête réclamée sur l'embauche d'un ex-employé de IBI-DAA par la Ville de Québec

L'opposition réclame une enquête du vérificateur de la Ville sur l'embauche au service de l'environnement d'un ex-employé de IBI-DAA qui a fait des dons illégaux à la caisse électorale de Régis Labeaume.
Parmi les trois employés qui ont servi de prête-nom pour des contributions de la firme d'urbanisme, il y avait François Légaré. Celui-ci a depuis quitté IBI-DAA pour être embauché comme cadre au service de l'environnement de la Ville de Québec.
«Il faudrait savoir comment s'est faite l'embauche. Et le vérificateur de la Ville doit se pencher sur cette question-là pour vérifier si on a respecté les règles de l'art dans l'embauche de cet individu-là. C'est important à mon point de vue. C'est toute la crédibilité de l'administration municipale qui est en cause. [...] Il faut absolument avoir des réponses à nos questions», a plaidé, mardi, le conseiller de Démocratie Québec Yvon Bussières, qui veut savoir s'il y a un lien entre la contribution de François Légaré et son embauche.
«Quand tu donnes un contrat à un professionnel, que tu crées une certaine affinité avec cette personne-là et que tu dis : "Pourquoi tu ne viendrais pas travailler avec moi?", que cette firme-là contribue en plus à la caisse électorale du parti, il y a une promiscuité qui se crée et faudrait vérifier si les règles d'embauche ont été appliquées dans le cas de M. Légaré.»
L'opposition affirme qu'Équipe Labeaume aurait dû être plus vigilante dans son financement. «Ce n'est pas la première fois que nous dénonçons la proximité entre le parti du maire et les entreprises qui font affaire avec la Ville.»