«Personne ne me dit que je ne pouvais pas le faire. Je ne suis pas juriste», a plaidé le maire de L’Ancienne-Lorette.

Émile Loranger: «je ne suis pas juriste»

Selon le maire de L’Ancienne-Lorette, Émile Loranger, rien ne lui interdisait, mardi soir, de voter contre une proposition qui aurait permis à la Commission des affaires municipales de faire enquête sur la plainte de harcèlement psychologique déposée contre lui au printemps.

«Personne ne me dit que je ne pouvais pas le faire. Je ne suis pas juriste», a plaidé le maire de L’Ancienne-Lorette en entrevue téléphonique.

M. Loranger est dans la tourmente depuis cette décision et la ministre des Affaires municipales Andrée Laforest a décidé d’ouvrir une enquête. Pour Luc Bégin, professeur titulaire à la Faculté de philosophie et spécialiste en éthique appliquée, le maire Loranger aurait dû se retirer lors du vote. 

«Sur le plan de l’éthique publique, le maire s’est clairement placé en situation de conflit d’intérêts en se prononçant sur une proposition le concernant directement. On est en droit d’attendre d’un élu qu’il se retire de tout vote le concernant, par souci d’impartialité et d’exercice adéquat de sa fonction», a-t-il mentionné dans un échange de courriel.

Le maire de L’Ancienne-Lorette a l’intention de se défendre, persuadé d’être dans son bon droit. «Les gens qui pensent ça devront en faire la démonstration et je vivrai avec les conséquences, mais je vais prendre les moyens pour intervenir dans le dossier.»