La pointe du clocher a été enlevée jeudi.

Église Saint-Sauveur: le démontage commencé

Le démontage du clocher menaçant de l'église Saint-Sauveur a finalement commencé jeudi et devrait se poursuivre mardi, si la météo est favorable.
Depuis la fin août, la structure affaiblie par la pourriture inquiète vivement les autorités religieuses ainsi que les services d'urgence municipaux. La flèche avait été solidifiée d'urgence par quatre gros câbles d'acier le temps que les experts se prononcent sur son sort.
Architectes et ingénieurs ont tergiversé un moment avant de conclure que l'eau avait trop endommagé le bois pour qu'on puisse réparer le clocher sur place. Ils ont donc décidé de le descendre de son piédestal en trois sections.
Jeudi, la pointe a été enlevée. Mardi, le centre sera à son tour posé au sol. Restera la plus grosse pièce pour les jours suivants. «C'est complexe», note le curé Jean Picher. «À mesure qu'on descend, les parties sont plus grosses, plus lourdes et plus endommagées.»
D'ailleurs, étant donné la grosseur du clocher, les experts ont décidé de le laisser sur le parvis de l'église tout l'hiver, d'y effectuer les travaux nécessaires puis de le hisser le printemps prochain. Le transport à travers la ville vers un entrepôt n'est pas possible, explique M. Picher. Les rues sont trop étroites et il aurait fallu couper beaucoup de fils électriques.
Qui paiera?
Il y a toutefois une inconnue de taille : qui paiera? Les prières ne suffiront pas! s'exclame le prêtre. La sécurisation et le démontage coûteront à eux seuls autour de 1 million $. «On a agi dans l'urgence. [...] Mais, à un moment donné, il va falloir les payer ces factures-là.»
Saint-Sauveur est la troisième paroisse de Québec, après celle de la cathédrale Notre-Dame du Vieux-Québec et celle de Saint-Roch. Un premier lieu de culte a été bâti en 1856 sur le site de l'église Saint-Sauveur, mais il a brûlé en 1866. Dès l'année suivante, une nouvelle construction est apparue. Le clocher a été érigé en 1892.