Les travaux de démontage du clocher de l'église Saint-Sauveur doivent être faits le plus rapidement possible.

Église Saint-Sauveur: la Ville allonge 660 000 $ pour les travaux

La Ville de Québec débloque une subvention de 660 000 $ afin de financer les travaux effectués en urgence pour démonter le clocher de l'église Saint-Sauveur qui menace de s'écrouler.
Le comité exécutif de la Ville a entériné le versement de l'aide financière substantielle à la fabrique de la paroisse Saint-Sauveur pour l'aider à payer les factures qui s'accumulent depuis la fin août. Nous nous souviendrons que les pompiers avaient alors érigé un périmètre de sécurité autour du bâtiment patrimonial; les ingénieurs et architectes venaient de constater que l'imposante flèche du lieu de culte, affaiblie par la pourriture, penchait dangereusement.
«Le 29 août, le Bureau de la sécurité civile [...] déclarait une situation d'exception potentielle relativement à l'instabilité du clocher de l'église Saint-Sauveur», rappellent des documents municipaux. «Un important dispositif de sécurité a été déployé afin d'assurer la sécurité de la population et des biens, le temps d'effectuer les opérations de stabilisation du clocher. Le déploiement du plan d'action comprenait la fermeture des rues adjacentes à l'église, l'interdiction d'accès à l'église ainsi qu'à la cour de l'école Marguerite-Bourgeoys et une surveillance 24h/24h du secteur à risque.» Ces mesures rares sont toujours en vigueur.
La semaine dernière, une première section du clocher a été démontée. Une autre devait l'être jeudi, mais le vent a rendu l'opération périlleuse. Le curé de la paroisse, Jean Piché, espère que la troisième et dernière pièce pourra être posée au sol avant le 15 octobre. Il a «bon espoir» que le chantier soit terminé avant, ce qui permettrait d'économiser.
Car les ouvriers spécialisés et les grues coûtent cher. «La phase de sécurisation du clocher incluant les opérations de stabilisation et de démontage est estimée à 770 000 $», note la Ville. Restera ensuite à réparer puis à remettre en place. Voilà qui pourrait faire grimper la note autour de 1,4 million $.
Entre-temps, les élèves de l'école Marguerite-Bourgeoys sont privés d'une cour de récréation. Les petits et les plus grands sortent en alternance dans l'autre espace extérieur, qui est asphalté et ne comporte pas de modules de jeux.
Saint-Sauveur est la troisième paroisse francophone de Québec, après celle de la cathédrale Notre-Dame du Vieux-Québec et celle de Saint-Roch. La paroisse anglophone Saint-Patrick existe depuis la même période.
Un premier lieu de culte a été bâti en 1856 sur le site de l'église Saint-Sauveur, mais il a brûlé en 1866. Dès l'année suivante, une nouvelle construction est apparue. Le clocher a été érigé en 1892.