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Du plomb dans l'eau des écoles de Québec
Du plomb dans l'eau des écoles de Québec

Le taux dans les autres écoles?

Baptiste Ricard-Châtelain
Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil
Quel est le taux de plomb dans les autres écoles de la commission scolaire de la Capitale? Difficile à dire.

«La Ville [de Québec] offre chaque année aux commissions scolaires, aux CPE et aux garderies de faire des tests d’échantillonnage de leur eau potable, sans frais», explique Wendy Whittom, conseillère en communication à la mairie. «Les écoles et garderies y participent sur une base volontaire.»

Donc, chaque établissement peut accepter le prélèvement, ou non. Et les résultats, jugés «confidentiels», seraient transmis aux directions locales.

Voilà une des raisons invoquées par la commission scolaire de la Capitale pour expliquer pourquoi Le Soleil n’a reçu des tests d’eau que pour quelques écoles. Il n’y aurait pas de centralisation du dossier.

Dans la liasse de documents pêle-mêle qu’on nous a livrée, nous avons néanmoins pu lire que l’eau de plusieurs institutions d’enseignement cache des traces de plomb. Mais que les niveaux observés sont vraiment trop bas pour que les experts de Division de la qualité de l’eau de la Ville de Québec s’inquiètent.

Les scientifiques notent alors que l’eau potable «ne contient pas de teneur en plomb significative ou problématique». Citons, entre autres, les écoles : Amédée-Boutin (test en 2018); Château-D’Eau (2016); Saint-Bernard (2018); Saint-Albert-le-Grand (2016); Saint-Jean-Baptiste (2018); Boudreau (2016); Sainte-Monique (2016).

Pour l’école Beau-Séjour toutefois, c’est nébuleux. Un rapport de la Ville de Québec de 2015 cite des prélèvements qui ne renferment pas de «teneur en plomb significative». Mais la commission scolaire de la Capitale a écrit aux parents et employés en avril 2016 pour leur annoncer que «certains résultats obtenus ont révélé la présence de plomb dans l’eau».

Soulignons que nous souhaitions discuter du dossier avec le secrétaire général et directeur de l’information et des communications de la commission scolaire de la Capitale, l’avocat Érick Parent. Nous avons sollicité une entrevue. Il a décliné.