Un autre cours de Moto-Pro sera offert à Québec au début du mois d’août. L’inscription est facile et rapide, promet le porte-parole, qui invite le public à se rendre sur la plate-forme Web de la FMQ pour accéder au calendrier complet.

Du perfectionnement pour diminuer les accidents de moto au Québec

La Fédération motocycliste du Québec (FMQ) souhaite s’impliquer de front dans la réduction des bilans des accidents de moto sur les routes de la province. Samedi, l’organisme tenait un atelier de perfectionnement du programme Moto-Pro dans la capitale pour permettre à ses membres et au grand public de «maîtriser sa conduite».

En 2017, pas moins de 49 décès sont survenus chez des motocyclistes à l’échelle du Québec. «Plus troublant encore, il y en a plus d’une vingtaine là-dessus qui se sont produits pendant les vacances de la construction, dans un court laps de temps donc», soulève à ce sujet le responsable des formations à Québec, Gilles Dubois.

Notons également que plus de la moitié des incidents n’ont pas impliqué d’autres véhicules. Cela signifie, aux dires du porte-parole, que les pertes de contrôle, les dérapages, les manques d’attention ou d’expériences «sont des phénomènes encore bien présents dans le monde de la moto».

D’une durée de plusieurs heures — il faut prévoir sa journée entière — les cours du programme Moto-Pro ont pour avantage d’être très évolutifs, selon M. Dubois. «Chacun y va pas mal à son rythme, ici on a autant des débutants que des vétérans, et c’est très bien comme ça. On a une série d’ateliers qui vous aident à s’améliorer progressivement. Ce n’est pas une course.»

Chaque motocycliste va donc chercher le bagage dont il aura besoin à un moment ou à un autre dans le futur pour assurer sa propre sécurité et celle des autres. «Même moi, j’ai appris que j’avais plein de petits défauts, que mes techniques étaient bonnes, mais pas à point. Aujourd’hui, les motos ont changé aussi.»

Les formations durent plusieurs heures. Il faut prévoir au moins une journée complète, dit la FMQ.

Du soutien financier et moral

En temps normal, les ateliers de formation de la FMQ se donnent en mai ou en juin, à raison d’environ sept ou huit cours par année. Mais cette année, la donne a changé. Le ministère des Transports a autorisé une subvention de plusieurs milliers de dollars à l’organisme pour lui permettre d’agrandir son offre de cours jusqu’en septembre.

Les fonds fournis par l’État s’inscrivent dans la volonté gouvernementale de réduire les accidents sur la route, dans son Programme d’aide et amélioration au bilan routier. «Les coûts des terrains, des déplacements des moniteurs, des équipements, ce n’est pas donné, et la Fédération ne fait pas d’argent avec ça, reconnaît Gilles Dubois. Cette subvention-là nous a permis de continuer et d’en offrir plus.»

Un autre cours de Moto-Pro sera d’ailleurs offert à Québec au début du mois d’août. L’inscription est facile et rapide, promet le porte-parole, qui invite le public à se rendre sur la plate-forme Web de la FMQ pour accéder au calendrier complet.

«Personnellement, il y a un accident que j’ai fait qui aurait pu être dramatique, parce que la technique de freinage d’urgence a fait en sorte que l’auto a frappé ma roue d’en avant, explique M. Dubois, quand on lui demande pourquoi il est nécessaire de suivre le cours. Sans ma technique d’urgence, c’est ma jambe qui aurait frappé. C’est sans compter les intempéries à éviter chaque jour, les flaques d’eau, les marmottes, les trous. On s’habitue à tout ça, et ça permet vraiment de maîtriser sa moto.»

Depuis 30 ans, le programme de formation de la FMQ serpente les rues et les stationnements de plusieurs villes à travers le Québec. Des cours ont notamment été donnés à Québec, Montréal, Brossard, Amos, Sept-Îles ou encore Carleton. «Au début, c’était exclusif à nos membres, mais grâce à l’appui financier maintenant, on l’offre à tous les motocyclistes intéressés», explique le responsable.

Des privilèges

En plus de se «donner les moyens» pour demeurer sécuritaire en tout temps sur la route, le fait de suivre ces formations d’une journée peut se révéler très payant pour un conducteur, assure Gilles Dubois.

«Il y a des compagnies d’assurances comme La Capitale qui donnent jusqu’à 10-15 % de rabais pour ceux qui ont suivi nos formations, lance-t-il. Ça peut devenir très intéressant à long terme sur un budget.»

Le porte-parole ajoute, en fin d’entretien, que la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) fait souvent appel à la FMQ et à son programme Moto-Pro pour la tenue de ses journées de sécurité, un peu partout au Québec. «On nous appelle pour des exercices avec les usagers à Montmagny, à Charlesbourg, à Saint-Eustache. Bref si la SAAQ nous prend comme partenaire, c’est qu’on reconnaît la qualité de nos services.»

Formés à Montréal et à Québec, les moniteurs et les formateurs ont tous et toutes le même objectif : «prendre le motocycliste et son niveau, et l’amener un peu plus loin pour l’aider à progresser, tout simplement».