Les opposants au projet d’usine de cannabis thérapeutique avaient jusqu’à mercredi dernier pour signer le registre. Aucun citoyen ne s’est présenté.

Du cannabis produit à Stoneham en 2020

Stoneham a fait tomber lundi les dernières barrières réglementaires qui se dressaient devant la construction d’une usine de cannabis thérapeutique sur son territoire.

Les élus ont adopté lors du plus récent conseil municipal le règlement permettant l’usage de «production de cannabis» dans la zone commerciale et industrielle ciblée par le promoteur Fuga Cannabis.

«On va être en mesure de délivrer un permis de construction», lance, visiblement satisfait, le maire de la municipalité, Claude Lebel. Il faut dire que des citoyens avaient exprimé des inquiétudes à l’annonce du projet. Pour apaiser les craintes, la municipalité a aussi adopté une réglementation visant le bruit, la lumière, la vibration et les odeurs.

«C’est mieux que de voir s’implanter une cour à scrap. Je suis content pour les résidents du secteur. Ça va ressembler à quelque chose comme un laboratoire», rassure M. Lebel.

Les opposants au projet avaient jusqu’à mercredi dernier pour signer le registre. Aucun citoyen ne s’est présenté. «Plus rien ne peut empêcher ce projet au niveau social et municipal», conclut le maire.

Sur le boulevard Talbot 

Le lieu d’implantation choisi est situé sur le boulevard Talbot à la hauteur de la sortie 169 de la route 175, chemin des Frères-Wright et chemin Crawford.

Heureux du dénouement, l’un des promoteurs, Philippe Laperrière, prévient qu’une production à grande échelle devra encore attendre. «Il y a plusieurs étapes à franchir. Nous devons déposer une demande à Santé Canada et produire une première production à des fins d’analyses auprès de l’organisme fédéral. Nous pensons que ça peut prendre entre neuf mois et un an. Le but est de commercialiser une première production en 2020.»

«La population a fait preuve d’une grande ouverture, enchaîne celui qui habite Stoneham. On va être un bon citoyen corporatif. D’ailleurs, nous remettrons 1 % de nos revenus bruts à la communauté.»

M. Laperrière estime l’investissement entre 3,5 et 4 millions $. Les 200 mètres carrés d’espace de culture permettront une production annuelle entre 550 et 600 kilos de cannabis médical. Entre 5 et 10 employés y travailleront. La construction devrait débuter à l’été.

Les actionnaires pourraient éventuellement produire du cannabis pour la Société québécoise du cannabis. À ce sujet, M. Laperrière demeure prudent, préférant garder confidentiel le plan d’affaires.