Une infirmière de la coopérative SABSA et une patiente
Une infirmière de la coopérative SABSA et une patiente

Don anonyme de 200 000$ à la clinique SABSA

Une généreuse donatrice qui désire garder l’anonymat a versé un montant de 200 000$ à la Fondation SABSA pour permettre à la coopérative du quartier Saint-Roch de poursuivre sa mission auprès de sa clientèle vulnérable.

Il semble que les reportages dans les médias annonçant la campagne de financement de l’organisation, dont l’objectif a été fixé à 120 000$ cette année, soit à l’origine du geste posé par la donatrice anonyme, selon un communiqué diffusé lundi par la Fondation SABSA. 

«En posant ce geste, je souhaite inciter d’autres donateurs à contribuer à ce modèle. Il est essentiel de soutenir ceux et celles qui se dévouent au quotidien pour donner accès à des soins aux personnes désaffiliées du système», aurait expliqué la philanthrope, dont la famille est originaire du quartier Saint-Sauveur, un quartier desservi par SABSA. 

L’équipe de SABSA et les membres du conseil d’administration de la Fondation se disent évidemment «reconnaissants de la générosité exceptionnelle de cette grande dame». «Nous avons été touchées par sa sensibilité aux enjeux liés à la santé des plus vulnérables et par sa compréhension de l’importance de soutenir des pratiques innovantes», a commenté l’infirmière praticienne Isabelle Têtu, une des cofondatrices de SABSA. 

La coopérative offre environ 3600 consultations par année à une clientèle vulnérable qui ne fréquente pas le réseau de la santé traditionnel. Près de 70 % de ses patients ont un problème lié à la santé mentale ou à la toxicomanie, ou sont atteints du VIH ou de l’hépatite C. 

Le gouvernement Legault a accordé un financement de 420 000 $ sur trois ans à SABSA, mais les subventions restent insuffisantes, d’où la nécessité de tenir des campagnes de financement pour assurer la pérennité et l’avenir de la clinique.