Régis Labeaume appuie les commerçants de Sillery. Selon lui, certains groupes d'opposants ne pensent pas à la génération future.

Développement de Sillery: Régis Labeaume s'inquiète avec les commerçants

Le maire Régis Labeaume appuie les commerçants de l'avenue Maguire et juge, comme eux, que la vie de quartier de Sillery est en perte de vitesse. «Il y en a pour qui c'est un projet de retraite de s'opposer à toute», lâche-t-il, en écorchant le chef de l'opposition, Paul Shoiry.
<p>Ce dépanneur de l'avenue Maguire qui devrait fermer ses portes dimanche a été présenté comme une preuve du déclin du quartier. </p>
La Société de développement commercial Maguire a dit craindre, dans les derniers jours, que les groupes qui s'opposent à tout développement viennent à bout de la vitalité de Sillery.
Le Couche-Tard sur Maguire, qui ferme ses portes ce soir pour non-rentabilité, est une nouvelle preuve du déclin, selon le regroupement des commerçants. Et pour Régis Labeaume, «ils ont tout à fait raison de s'inquiéter» pour leur vie de quartier.
«Je suis d'accord avec eux. Il y a de moins en moins de jeunes familles. Il va falloir qu'il y ait des groupes à Sillery qui soient plus généreux envers l'autre génération, qui pensent à l'avenir pis qui cessent de seulement penser à leur bien-être actuel. C'est important de régénérer socialement tous les quartiers. Il va falloir y penser dans ce coin-là», a réagi samedi le maire, alors qu'il prenait part au Tournoi pee-wee au Colisée Pepsi.
«Il y en a pour qui c'est un projet de retraite de s'opposer à toute, a-t-il enchaîné. Ils ont rien que ça à faire dans la vie.»
Régis Labeaume, qui réside lui-même dans Sillery, vise en particulier «les groupes qui veulent qu'on fasse rien sur les propriétés conventuelles».
«Ils disent qu'ils veulent protéger le bâti religieux, mais ce bâti-là est en train de se désintégrer à cause d'eux autres. [...] Un moment donné, il ne sera plus réutilisable. Je sais pas s'ils sont conscients de tout ce qu'ils font», lance-t-il.
M. Labeaume a rappelé que son administration avait proposé le développement de 800 logements sur 8 % des terrains historiques de Sillery. «On a prévu d'amener du résidentiel familial, on sait qu'on a des promoteurs pour le faire, mais là il y a des gens qui s'opposent.»
Le maire n'épargne pas le chef de l'opposition à l'hôtel de ville et conseiller de Saint-Louis-Sillery, Paul Shoiry, qu'il range du côté des groupes d'opposants.
«Là, pendant la campagne [électorale], ils sont impliqués, ils ont voté pour M. Shoiry. M. Shoiry compte toujours ses votes. Lui, il a dit : "Si c'est bon pour les votes, c'est bon." Mais au niveau social, ça ne marche pas.»
Les parcomètres, «ç'a rien à voir»
M. Labeaume s'en prend également au conseil de quartier de Sillery, «présidé par une amie de Shoiry depuis des années». «Il y a rien à faire avec ça. Le conseil de quartier de Sillery, on a mis un X là-dessus. Ça n'existe pas pour nous autres. C'est partisan.»
S'il rejoint les commerçants de Maguire sur le manque de dynamisme du quartier, Régis Labeaume ne croit pas que la vitalité de l'artère commerciale est menacée par l'arrivée prochaine de parcomètres.
«Le problème, c'est surtout des commerçants qui veulent pas de parcomètres, parce qu'ils se stationnent à journée longue sur l'avenue. Ça veut dire qu'il n'y a pas de stationnement de disponible. Quand on met des parcomètres, c'est pour libérer les places. Ç'a rien à voir», tranche-t-il.
Paul Shoiry n'a pas rappelé Le Soleil, samedi.