Le 31 mai, Sébastien Leboeuf avait indiqué au Soleil que si jamais son projet était rejeté en référendum, il construirait des maisons unifamiliales et des jumelés. Les révélations du ministère de l'Environnement pourraient toutefois compromettre aussi ce scénario. Villeneuve

Développement de la rue George-Muir: Québec demeure confiante

Même si elle a essuyé la semaine dernière une rebuffade des citoyens pour son projet résidentiel et commercial dans le secteur nord de la rue George-Muir, la Ville de Québec est confiante que celui-ci sera développé. D'ailleurs, le promoteur du défunt projet Nodélo, Sébastien Leboeuf, se dit sur le point de vendre les terrains qui lui ont occasionné tant de maux de tête au cours des dernières années.
C'est du moins ce qu'a affirmé lundi le principal intéressé dans un échange de courriels avec Le Soleil. «J'ai reçu une offre d'achat et je suis en négociations pour vendre la totalité de mes terrains», a écrit M. Leboeuf, ajoutant que les acheteurs potentiels voulaient pour l'instant conserver l'anonymat. «Ils sont en discussion avec la Ville», s'est-il contenté de préciser.
Sébastien Leboeuf avait laissé savoir à la fin mai qu'il jetait l'éponge après avoir tenté de se plier aux volontés des citoyens et de la municipalité. Amer de l'échec qui lui aurait fait perdre beaucoup d'argent, il avait alors affirmé vouloir vendre ses terrains dès que le zonage du secteur serait modifié.
Cette annonce est survenue après la présentation du projet d'aménagement proposé par la Ville de Québec. Plutôt que de construire 1600 condominiums comme le souhaite M. Leboeuf, la municipalité avait proposé de limiter l'érection de quelque 300 logements ou maisons unifamiliales et permettre le développement d'environ 44 000 m2 de terrains commerciaux. Avec cette nouvelle mouture, 11,6 hectares de milieux naturels auraient été protégés.
Or, même cette version du projet a été rejetée la semaine dernière puisque 178 citoyens ont demandé l'ouverture du registre pour la tenue d'un référendum. Anticipant un refus en bloc si le processus démocratique allait de l'avant, le conseiller du district des Monts, Patrick Voyer, a préféré retirer la proposition et remettre le compteur à zéro.
Mais il est loin de baisser les bras. «C'est un beau secteur qui, malheureusement, au fil des années s'est détérioré. On veut faire quelque chose. On ne peut pas laisser un immense terrain comme ça, vide, ça n'a aucun sens», a-t-il fait valoir. M. Voyer reconnaît cependant que les citoyens ont probablement encore des préoccupations. Mais «ça va être au promoteur de regarder ça», souligne-t-il.
À la fin du mois de juin, la Ville de Québec avait blâmé Sébastien Leboeuf pour l'abattage illégal d'arbres sur son terrain. Ce dernier s'était défendu, affirmant que c'était le futur propriétaire qui était responsable de ce soi-disant «carnage». Patrick Voyer a dit ignorer lundi l'existence d'un nouveau promoteur dans le dossier.