La Ville de Québec a embauché un démolisseur afin de raser deux bâtiments industriels de la Pointe-aux-Lièvres.
La Ville de Québec a embauché un démolisseur afin de raser deux bâtiments industriels de la Pointe-aux-Lièvres.

Deux bâtisses payées plus de 4 M$ bientôt rasées

La Ville de Québec a embauché un démolisseur afin de raser deux bâtiments industriels de la Pointe-aux-Lièvres. Une fois décontaminés, les terrains permettront de lancer la phase 3 de l’ambitieux projet de transformation urbaine.

Un contrat de quelque 260 000 $ vient d’être octroyé pour faire disparaître l’immeuble planté au 54, rue de la Pointe-aux-Lièvres. Tout près, la bâtisse de Freins Alco connaîtra le même sort.

Voilà qui libérera environ la moitié du quadrilatère choisi pour recevoir des immeubles résidentiels de la phase 3 de l’écoquartier. «La Ville prévoit réhabiliter les sols de ces deux terrains en 2020 et les vendre par la suite», nous indiquait récemment Audrey Perreault, conseillère en communication.

Ce secteur est en effervescence. Le Soleil rapportait en début d’année que les derniers terrains vacants des phases 1 et 2 ont été vendus. Des promoteurs immobiliers nous annonçaient la construction de quelque 300 nouveaux logements au carrefour de la rivière Saint-Charles et de l’autoroute Laurentienne.

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Malgré la popularité du site, la finalisation de l’écoquartier de la Pointe-aux-Lièvres est freinée. La Ville se bute aux propriétaires des dernières bâtisses industrielles; ils ne veulent pas vendre.

L’été dernier, la mairie a d’ailleurs lancé le processus d’expropriation contre ces propriétaires avec qui elle n’a pas réussi à s’entendre; ceux-ci empêchent la complétion de la phase II et la décontamination intégrale de la phase III. Ce qui repousse l’échéancier.

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9 semaines de travaux

Quoi qu’il en soit de ce litige judiciarisé, la démolition des deux autres bâtiments débutera dès que possible. Les travaux dureront 9 semaines. Les ouvriers pourront bosser entre 7h et 17h, du lundi au vendredi, pas les fins de semaine.

Soulignons que le contrat de démolition a suscité beaucoup d’intérêt chez les entrepreneurs. Une dizaine de soumissions ont été déposées. La concurrence a permis à la Ville de dépenser moins que prévu. Elle pensait devoir décaisser 400 000 $ plus les taxes. Mais elle paiera finalement autour de 240 000 $ après avoir reçu son remboursement de TPS.

Pour mémoire, rappelons que la Ville a investi gros pour mettre la main sur les immeubles qui seront éliminés.

La Ville de Québec a allongé 1 750 000 $ plus taxes pour le 54, rue de la Pointe-aux-Lièvres pourtant évalué à 500 000 $. Même si c’était pour le démolir. Même si la décontamination du site se fera aux frais des contribuables. 

Scénario similaire lors de l’acquisition du 68 à 76 de la rue de la Pointe-aux-Lièvres. Le siège des Freins Alco était évalué à 1,165 million $. Il a été acquis pour 2,5 millions $, plus les taxes.

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