«Nous identifierons les nouvelles façons de faire pour mettre Québec en valeur comme destination pour les congrès. Ce ne sera pas pour vendre tel hôtel ou le Centre des congrès, mais l'ensemble de la région», a expliqué P.-Michel Bouchard, président-directeur général du Centre des congrès de Québec

Des spécialistes en tourisme d'affaires à Boston pour promouvoir Québec

L'équipe de vente unifiée, créée pour promouvoir Québec comme destination pour le tourisme d'affaires, fera sa première sortie et affichera ses nouvelles couleurs à Boston dimanche lors du congrès des organisateurs de congrès (Professional Convention Management Association) qui réunira 4000 planificateurs pendant trois jours.
André Roy, directeur de l'Office de tourisme de Québec, et P.-Michel Bouchard, président-directeur général du Centre des congrès de Québec, ont rappelé, en conférence de presse vendredi, à quel point l'unification des forces permettra d'être plus efficace et plus performant pour attirer le tourisme d'affaires hors Québec au lieu de voir chaque organisation continuer de travailler de son côté.
Le comité stratégique que dirige M. Bouchard réunit les spécialistes en tourisme d'affaires de l'Office du tourisme, du Centre des congrès, du Centre de foires d'ExpoCité et des hôteliers de Québec. La nouvelle appellation de cette force promotionnelle utilisera le code aérien international de l'aéroport Jean-Lesage, YQB, et l'appellation anglophone Your Quebec City - Business Destination, puisque la clientèle visée parle essentiellement l'anglais.
Si le tourisme d'affaires dans la région compte pour 12 %, il représente près de 22 % des revenus et des retombées économiques. Toute augmentation de cette clientèle sera donc un avantage pour l'ensemble de la région.
Effets tangibles
Citant Calgary de qui les gens de Québec ont appris, M. Bouchard souligne que la région a fait croître de 41 000 le nombre de nuitées dans les trois années suivant la création de la force de vente unifiée. 
S'il ne veut pas s'avancer sur les pourcentages de croissance pour l'instant, il estime que les effets du front commun seront tangibles pour la région en misant sur la destination et ses attraits plutôt que sur des services de congrès et de réunions présentés individuellement. «Ce que nous faisions avant n'était pas mal fait, mais nous avons réalisé que nos efforts individuels n'étaient pas suffisants, ajoute-t-il. Nous miserons sur le marketing relationnel et les rencontres de petits groupes tout en suivant à la trace ceux et celles qui montreront de l'intérêt pour Québec.»
Les représentants de l'industrie touristique et des gens d'affaires se réjouissaient de la mise en place de cette approche unifiée pour améliorer l'attractivité de Québec. «C'est une excellente idée dont on entendait parler depuis longtemps», souligne Alain Kirouac, pdg de la Chambre de commerce de Québec. «L'unification des forces est un projet porteur qui pourrait s'appliquer aussi dans d'autres domaines pour décupler les forces au bénéfice de la région.»
Quant à la fin de la vocation hôtelière du Loews Le Concorde, les gens de l'industrie trouvent déplorable la perte d'un hôtel et de ses chambres. Si personne ne veut commenter une transaction de nature privée, la plupart des gens soulignent que la région peut se prendre en main à moyen terme pour augmenter l'offre de chambres d'hôtel sur le territoire.