Selon la Coalition, des milliers d’animaux domestiques, en bonne santé physique et mentale, sont euthanasiés chaque année par manque de place.

Des refuges d’animaux lancent une pétition pour dénoncer l’euthanasie de masse

La Coalition des refuges de la région de Québec a lancé, dimanche, une pétition pour faire changer les pratiques municipales de gestion animalière dans plusieurs villes de la région de Québec.

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«Si la population se prononce en faveur des changements, ça va peut-être amener les élus à écouter», a expliqué le président de la SPA de Québec, Félix Tremblay. 

Selon la Coalition, des milliers d’animaux domestiques, en bonne santé physique et mentale, sont euthanasiés chaque année par manque de place. «C’est la mesure la moins chère et qui demande le moins d’imagination. Les animaux sont des victimes innocentes», déplore-t-il. 

M. Tremblay regrette que les municipalités ne mettent pas en place des mesures pour freiner la reproduction. Pour la Coalition, il existe des solutions éthiques alternatives à l’euthanasie de surpopulation qui responsabilisent les propriétaires et qui peuvent s’autofinancer sans affecter l’impôt foncier.

«Des gens viennent nous voir pour nous dire que ça n’a pas de bon sens la façon dont les animaux sont traités», affirme-t-il. 

En mode solution 

Après la sortie de M. Tremblay sur les «abattoirs à chats», le maire Labeaume avait accusé la SPA de Québec de faire du lobbying, ce qui réfute le président de la SPA. «C’est une mission pas du lobby. Ça fait 150 ans que c’est comme ça», se défend-il. 

M. Tremblay est également persuadé que les chiffres qu’il avance sur le nombre d’euthanasies par année à Québec sont les bons. «Selon des chiffres de la Ville, il y a 30 000 chats errants à Québec. Je connais la reproduction féline donc 1500 euthanasies, c’est tout à fait plausible. J’ai du mal à voir comment le chiffre peut être plus bas.» 

La Ville de Québec avait rétorqué que la SPA, lorsqu’elle était responsable du service de fourrière à Québec, euthanasiait beaucoup plus d’animaux qu’actuellement. Le président de la SPA de Québec explique les chiffres élevés du passé par le fait qu’il n’y avait pas de distinction dans les statistiques entre les euthanasies des chats et chiens malades et les euthanasies pour surpopulation et que la SPA gérait toute la région métropolitaine de Québec. «Les animaux malades, c’était la grande majorité des euthanasies. Mais l’enjeu qu’il faut dire aujourd’hui, c’est le mode de gestion. La Ville a laissé les chats se reproduire», fait-il valoir tout en précisant que la Coalition ne veut pas «une guerre» avec la Ville de Québec, mais plutôt sensibiliser les élus.

La Ville de Québec a prolongé d’un an le contrat de gestion animalière confié au refuge Les Fidèles Moustachus cet automne tout en voulant revoir d’ici l’été les pratiques de ses services animaliers. 

Au moment d’écrire ces lignes, plus de 1500 personnes avaient déjà signé la pétition.