Mardi, un comité plénier, demandé par le chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville Jean-François Gosselin,s’est tenu sur les ouvrages d'art de la Ville de Québec.

Des ponts et barrages sécuritaires à Québec, mais...

Le Service de l’ingénierie de la Ville de Québec affirme que l’ensemble de ses 1826 «ouvrages d’art» — ponts, barrages, viaducs, murs de soutènement, tunnels… — sont sécuritaires. Sauf qu’il n’est pas en mesure de fournir de bilan de santé exhaustif ni d’évaluation de l’entretien nécessaire pour en assurer la pérennité.

Disons que l’opposition officielle à l’hôtel de ville a été frustrée, mardi. Québec 21 avait demandé un comité plénier sur l’état de ces structures municipales durant un récent conseil municipal. Le chef Jean-François Gosselin se disait inquiet de la solidité des barrages de la capitale après les fortes crues du printemps qui ont causé des inondations au Québec.

Mardi, l’équipe de l’ingénierie n’a pas été en mesure de répondre à ses questions. Il faudra attendre l’automne pour que les fonctionnaires présentent des données plus précises. 

Les appréhensions exprimées par M. Gosselin sont alimentées par un rapport du Vérificateur général de la Ville de Québec, Michel Samson. L’an dernier, il avait critiqué la gestion des ouvrages d’art. À commencer par le fait que la mairie ne disposait pas d’un recensement de ces structures, pas plus d’un historique des travaux effectués dessus. 

«On n’a pas d’inventaire qui nous dit quel est l’état de nos ouvrages d’art», déplorait M. Samson. Il craignait notamment que le manque de planification «mette à risque la pérennité des infrastructures et augmente les coûts».

Mardi, les ingénieurs de la Ville ont voulu être rassurants : «En toutes circonstances […] la pérennité et la sécurité n’ont jamais été en péril.»

Ils expliquent avoir réformé la façon d’inspecter les «ouvrages d’art»; il faudra quatre années pour les ausculter tous avec les nouveaux outils plus raffinés.

Ils ont néanmoins indiqué qu’il était déjà connu que 22 structures sont désuètes. Mais il n’y aurait pas de presse à les retaper. «[Ce] sont principalement des murs de soutènement et des ponceaux. Des ouvrages nécessaires, mais de moindre importance.»

Le Service de l’ingénierie n’a toutefois pas fourni de données sur ses 27 barrages. Pour ça aussi, il faudra attendre l’automne.