Certains endroits de Québec seront réquisitionnés pour le sommet du G7, dont de nombreux hôtels et le Centre des congrès appelé à accueillir environ 2000 journalistes du monde.

Des périmètres pour le G7 ailleurs qu'à La Malbaie

La Gendarmerie royale du Canada prévoit ériger «au besoin» des périmètres de sécurité — ainsi que des «zones de libre expression» pour manifestants — à Québec, à Bagotville comme à La Malbaie, durant le sommet du Groupe des 7 de juin.

«Il y aura des mesures de sécurité mises en place à Québec lors du sommet du G7, comme dans tout événement comportant des possibilités de débordements», nous écrit la sergente Camille Habel, sous-officière responsable du bureau des communications de la GRC pour le Québec. «La priorité des policiers sera d’assurer la sécurité du public.»

Toujours par courriel, elle ajoute : «Soyez assurés qu’une présence policière accrue pendant le sommet permettra d’assurer la sécurité des résidents de la Ville de Québec. Des policiers et leurs partenaires seront sur place pour faire face à toute éventualité.»

Au téléphone, elle insiste : il n’y aurait pas encore d’emplacements à «sécuriser» identifiés. Pas dans la capitale. «On sait qu’il va probablement avoir quelque chose, mais on n’a aucun site confirmé comme périmètre pour le moment.» Durant notre échange, elle ajoute néanmoins : «S’il y a une manifestation, il va falloir qu’il y ait un périmètre. S’il y a une visite des pays émergents, il va falloir qu’il y a ait un périmètre.»

À La Malbaie toutefois, la zone clôturée est déjà identifiée.

Ailleurs, la GRC et ses partenaires — Sûreté du Québec, services de police de Québec et de Saguenay, armée — attendraient des confirmations sur les endroits choisis pour l’hébergement, les réunions et les festivités, avant d’établir le plan de match, dit-elle. 

«Zone de libre expression»

Nouveauté : «Des zones de libre expression seront désignées à La Malbaie et à Bagotville». Traduction : à ces endroits, il sera permis de manifester. À La Malbaie, épicentre de la rencontre des dirigeants canadien, français, allemand, italien, japonais, anglais et étatsunien. À Bagotville, aéroport militaire choisi pour l’atterrissage des chefs d’État du G7, tel que révélé par Le Quotidien il y a peu.

«Le Groupe intégré de la sécurité (GIS) s’engage à faire respecter le droit de réunion pacifique et de liberté d’expression de chacun», note Mme Habel, cette fois par écrit. «L’emplacement de ces zones n’a pas encore été identifié pour l’instant.»

Et à Québec? Aucune «zone de libre expression» n’est pour l’instant «prévue» puisque le gouvernement fédéral n’a pas encore dévoilé de bâtiments où pourraient avoir lieu des activités diplomatiques… Quoique le maire de Régis Labeaume et l’organisation du sommet ont confirmé des informations publiées dans Le Soleil cette semaine à l’effet que des «lieux» de la capitale seront réquisitionnés, dont de nombreux hôtels et le Centre des congrès appelé à accueillir environ 2000 journalistes du monde, peut-être 3000.

Beaucoup de policiers

Trois localités. Plusieurs «lieux» à sécuriser. Voilà qui nécessitera beaucoup d’agents. Combien? «Il nous est impossible de confirmer un chiffre précis quant au nombre de policiers qui seront déployés, par souci de sécurité, mais également parce que selon les étapes de planification en cours, le nombre pourrait varier considérablement. Nous pouvons toutefois affirmer que plusieurs milliers de policiers seront déployés pour veiller à la sécurité de tous lors de l’événement.»

Pour se rafraîchir la mémoire, rappelons que le gouvernement fédéral a réservé 12 000 chambres pour l’événement. Il y aura les délégations du G7. Aussi des représentants d’autres pays invités ainsi que des membres de grandes organisations commerciales et diplomatiques. Il faut ajouter des milliers de policiers, journalistes, manifestants…