Parmi les priorités du maire Régis Labeaume pour les deux prochaines années se trouve la création d’autres logements sociaux.

Des hausses de taxes foncières moyennes de 1,3 % en 2020

Des hausses de taxes moyennes de 1,3 % sont attendues à la Ville de Québec pour 2020, pour les propriétaires d’une résidence, les commerçants ainsi que le secteur industriel.

Le maire Régis Labeaume en a fait l’annonce lundi après-midi, lors d’une conférence de presse. La hausse est basée sur l’inflation annuelle constatée au 31 août 2019. 

Si les prévisions de la Ville de Québec s’avèrent justes jusqu’au 31 décembre prochain, la Ville devrait enregistrer un surplus de 2,6 millions $ pour son bilan financier.

Le montant alloué pour le déneigement devrait cependant être dépassé de 23,6 millions $. 

«On est allés chercher 17 millions $ dans la réserve et on l’a remboursée dans l’année. Tu vois ce qui s’en vient chaque mois et tu coupes ailleurs. […] On fait un appel à tous pour que tout le monde coupe, on demande des efforts. Tout le monde fait sa part, même si ça ne leur tente pas», a expliqué le maire, pour justifier son surplus même si le budget a nettement été dépassé dans un secteur.

Le maire n’a pas précisé les secteurs touchés par les «coupures». Il ne s’est pas non plus avancé sur le montant alloué pour le déneigement dans le prochain budget, présenté le mois prochain. 

Mi-mandat

Parmi les priorités du maire pour les deux prochaines années se trouve la création d’autres logements sociaux.

«Ça va bien à Québec, mais qu’est-ce qu’on fait avec ceux qui n’ont pas la même chance que les autres? Quand on a une ville prospère comme la nôtre, on ne va pas laisser en difficultés d’autres», soutient M. Labeaume. 

La Ville est au bout de ses ressources pour améliorer les problèmes d’itinérance et de santé mentale, elle compte se tourner vers les gouvernements pour du soutien supplémentaire. 

Une fierté à souligner? Le financement du réseau de transport structurant. M. Labeaume salue une fois de plus son projet de tramway, pour lequel il a amassé le plus gros montant de l’histoire de la Ville pour un projet. 

«Les discours d’apocalypses on va en entendre, mais le jour où ça va ouvrir, on va se dire : comment on a pu se passer de ça durant des années? C’est ça Québec! Les gens vont s’apercevoir que la job a été bien faite», a déclaré le maire lors du conseil de ville.

Le maire a d’ailleurs dû quitter la séance du conseil ordinaire avant la fin lundi, pour des raisons personnelles, a-t-il justifié.