Une dizaine de logements allant de trois pièces à six pièces seront aménagés dans le presbytère de l'église Saint-Roch. Mais ils ne seront pas mis en vente au prix courant; on espère pouvoir les céder au rabais autour de 20 % à 30 % plus bas que la valeur marchande.

Des «condos-coop» au presbytère Saint-Roch

Le presbytère de l'église Saint-Roch, rue Saint-Joseph Est, sera vendu. Il accueillera un projet novateur de «condos-coop», qui permettra à une dizaine de ménages de la capitale d'accéder à la propriété à prix d'ami. Au Québec, il n'existerait qu'un autre projet du genre à Sherbrooke.
«C'est effectivement spécial! C'est une coopérative avec la possibilité que les gens puissent acheter leur logement», confirme une marguillère de la paroisse Notre-Dame-de-Saint-Roch, Hélène Dumais. 
La nouvelle a été ébruitée jeudi par Monsaintroch.com. La directrice du développement de la Fédération des coopératives d'habitation de Québec-Chaudière-Appalaches, Nathalie Genois, aurait préféré attendre que tous les fils soient attachés avant d'annoncer ce projet nouveau genre. Elle ne veut pas nuire aux négociations en cours pour l'achat du presbytère et son financement, entre autres. Mais elle indique que les travaux sont avancés.
Euh, c'est quoi ça des «condos-coop»? À Québec, une dizaine de logements allant de trois pièces à six pièces seront aménagés dans le bâtiment avantageusement situé au coeur du quartier Saint-Roch. Mais ils ne seront pas mis en vente au prix courant; on espère pouvoir les céder au rabais autour de 20 % à 30 % plus bas que la valeur marchande.
Et puisque le projet entend durer, pour permettre à d'autres ménages d'en profiter dans le futur, la valeur des condos ne sera pas soumise à la spéculation. À Sherbrooke, par exemple, le prix de revente est plafonné à la crue de l'indice des prix à la consommation. Là-bas, on réussit la manoeuvre parce que, dans les faits, c'est la coopérative qui reste propriétaire des logis. Mais elle cède à l'acheteur le droit d'usage du condo et le droit de garder le gain réalisé lors de la revente.
Dans un article publié dans La Tribune (http://bit.ly/2q9GFit), les idéateurs expliquent vouloir faciliter l'accès à la propriété, favoriser la mixité sociale, développer l'entraide entre copropriétaires. Les décisions seront prises en groupe. Ce sont d'ailleurs les membres de la coopérative qui choisiront en comité les candidats à qui ils veulent vendre.
Repousser les promoteurs
La marguillère Hélène Dumais souligne que ce projet a été privilégié parce qu'il permet de redonner à la communauté un bien qui a été financé par les fidèles. La coopérative répond à cette préoccupation.
Le presbytère aurait pu être vendu beaucoup plus cher à un promoteur privé, dit-elle. Certains avaient démontré un intérêt soutenu pour l'immeuble. «On ne le vend pas le vrai prix.»
N'empêche, l'acheteur doit s'attendre à faire beaucoup de travaux, fait-elle valoir. La structure et l'extérieur sont en bon état. L'intérieur serait toutefois beaucoup moins en forme. En plus, il faudra complètement rebâtir le chauffage et l'électricité, partagés avec l'église voisine.
Les personnes intéressées peuvent contacter le groupe de ressources techniques SOSACO qui bosse sur le projet de condos-coop de Québec : téléphone 418 648-1354; courriel sosaco@fechaqc.qc.ca.