La circulation a été particulièrement lente samedi sur le pont de l'île d'Orléans.

Des commerçants en colère contre les travaux sur le pont de l’île d’Orléans

De une à deux heures, c’est le temps qu’il a fallu aux automobilistes pour se rendre sur l’île d’Orléans, samedi. Une situation guère agréable pour les commerçants de ce secteur qui ont bien l’intention de se faire entendre auprès du ministère des Transports (MTQ).

La Chambre de commerce et la MRC de l’île d’Orléans ont décidé de faire front commun pour dénoncer la tenue des travaux sur le pont durant les fins de semaine. Une situation «catastrophique pour les commerçants», selon Élizabeth Dion, vice-présidente des relations publiques de la Chambre de commerce de l’île d’Orléans : «On veut éveiller le MTQ et le ministre.

«On comprend que le pont doit être en réfection durant la semaine. Jusqu’à maintenant, les gens ont bien vécu avec l’alternance. Mais depuis déjà trois fins de semaine de suite le problème perdure, et ce en plein jour avec une alternance qui peut prendre de une à deux heures. Les gens n’arrivent pas rentrer ni à quitter l’île dans un laps de temps raisonnable», explique-t-elle.

La situation, particulièrement problématique ce samedi, explique la faible clientèle du dimanche, une journée qui est normalement l’une des plus achalandées de la semaine.

La Chambre de commerce réclame la fin des travaux durant les fins de semaine jusqu’au mois d’octobre.

Sans vouloir se lancer dans un bras de fer avec le gouvernement, Mme Dion espère que la situation se réglera grâce au dialogue. Les deux principaux interlocuteurs concernés sont Émilie Foster, la députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, et éventuellement François Bonnardel, le ministre des Transports.

«Si l’alternance dure cinq à dix minutes comme c’est le cas normalement, il n’y a pas de problème. Mais de faire attendre des citoyens et des touristes deux heures, c’est inconcevable.» 

Questionnée sur les moyens que pourraient prendre les commerçants pour manifester leur opposition, Mme Dion, en affirmant qu’il s’agit d’une mobilisation pacifique, n’a pas donné plus de détails. 

La police impuissante

Selon les informations de Béatrice D’Orsainville de la Sûreté du Québec, le corps policier n’a pas été appelé sur l’île d’Orléans. Son travail aurait été inutile dans les circonstances, dit-elle. 

«Le pont est sur deux voies, donc même si une patrouille avait été présente, on n’aurait pas pu accélérer le système d’alternance avec les signaleurs déjà sur place».