La conseillère de Saint-Roch-Saint-Sauveur Chantal Gilbert

Des citoyens de Saint-Sauveur déçus de perdre leur gym

Des citoyens du quartier Saint-Sauveur perdront leur gym pour de l'entraînement en salle au Centre Édouard-Lavergne alors que ce qu'ils estiment être un «service de proximité» sera fermé et remplacé par le CPE du Centre Durocher.
Trois utilisateurs du gym se sont présentés au micro lors du conseil d'arrondissement La Cité-Limoilou lundi soir. Ils se disent déçus de constater la fermeture du centre d'entraînement qui comptait 140 utilisateurs dans le bâtiment du 390, rue Arago Ouest.
«J'ai été au courant hier et je suis ici aujourd'hui, je ne suis vraiment pas au courant de ce qui se passe», a dit un citoyen à la conseillère Chantal Gilbert. 
Or, le gym était géré par un organisme privé, a répondu l'élue du district Saint-Roch-Saint-Sauveur. Si elle dit comprendre la déception, elle estime que le bâtiment doit avoir une vocation davantage communautaire. «Une garderie va venir s'installer au premier étage. Le bâtiment va devenir un lieu de mixité d'usage. Ce centre d'exercice était finalement un centre privé que l'organisme louait», a-t-elle expliqué. «On va réaménager la salle et on garde des organismes comme le Cercle des fermières.»
Une citoyenne s'est aussi demandé pourquoi les résidents n'ont pas été consultés.
«Une analyse a été faite sur l'utilisation du bâtiment il y a quatre ou cinq ans et le constat est que le centre n'offrait pas assez de loisirs à la population», a réitéré la conseillère.
On sait aussi depuis l'an dernier que le Centre de la petite enfance (CPE) du Centre Durocher sera délocalisé au Centre Édouard-Laverge. Le Centre Durocher sera pour sa part remplacé par 69 logements, une décision qui a été largement contestée ces derniers mois, notamment par le Comité des citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur (CCCQSS).
Lundi, Chantal Gilbert a reconnu que ceux qui s'entraînent dans ce gym devront le faire ailleurs. Et qu'il est possible qu'ils doivent payer un peu plus cher. Mais, dit-elle, d'autres lieux existent pour ce type d'activité physique.
«Je comprends que ce devait être difficile pour vous, amis c'est une question d'équité par rapport à tous les citoyens», a dit la conseillère.