La côte d'Abraham a été complètement fermée entre 8h30 et 11h en raison du minicarambolage de six autobus du RTC.

Des changements au déneigement, promet Labeaume

Régis Labeaume promet «dès aujourd'hui» des changements à l'organisation du déneigement après la matinée infernale vécue sur les routes de la capitale lundi matin.
«À partir d'aujourd'hui, on va centraliser les décisions ici», a lancé le maire de Québec. Actuellement, l'ordre de lancer une opération déneigement revient au directeur des travaux publics de chacun des six arrondissements. Mais ce ne sera plus le cas, a tranché M. Labeaume.
«Au niveau de la structure et de la gouvernance, ça ne marche pas à mon goût pantoute. Y a trop de monde qui intervient là-dedans», a-t-il dit lors d'un point de presse en fin d'après-midi.
La loi en vigueur à la suite des défusions municipales en 2004 prévoit ce système de gestion du déneigement par arrondissement.
«On va se sacrer de la loi et on va centraliser les décisions», a annoncé le maire. Les décisions vont dorénavant venir «d'en haut», a dit M. Labeaume.
Le maire a convié les journalistes pour faire le point après de sévères critiques sur la façon dont a été mené le déneigement lundi. Plusieurs secteurs ont été littéralement paralysés alors qu'il est tombé 10 cm de neige.
La situation a été particulièrement difficile au centre-ville. Tout au long de l'avant-midi, l'accès à la haute ville s'est avéré chaotique, en raison de la chaussée très glissante. Les côtes de Salaberry, Saint-Sacrement, de la Montagne, Sherbrooke et Sainte-Geneviève ont toutes été fermées temporairement afin de permettre d'y enlever la neige et d'y épandre de l'abrasif.
Vers 8h, six autobus du Réseau de transport de la Capitale, dont quatre Métrobus, ont été impliqués dans un minicarambolage rue de la Couronne, au pied de la côte d'Abraham. Neuf occupants de ces autobus ont dû être transportés à l'hôpital pour y traiter des blessures mineures.
La côte d'Abraham a été complètement fermée à la circulation entre 8h30 et 11h.
Toutes ces fermetures ont causé d'immenses bouchons de circulation au centre-ville.
Lundi, Régis Labeaume a dit avoir lui-même été victime de ce brutal réveil météorologique.
«Je suis arrivé en retard, ma côte n'était pas praticable», a relaté le maire, qui réside près de la côte de Sillery. «Je dis à la population de Québec que je suis désolé. Je l'ai vécu moi-même», a-t-il martelé.