Avec cet argent, les élus ont décidé de faire construire plus de jeux d'eau pour les enfants dans les parcs des différents quartiers, car la Ville est en rattrapage à ce chapitre. 

Des budgets de recherche transformés en jeux d'eau à Lévis

L'équipe du maire Gilles Lehouillier n'a pas été très dépensière depuis son arrivée en poste, en 2013. En quatre ans, le parti Lévis Force 10 a eu droit à un budget de 600 000$ pour faire de la recherche, mais il aura dépensé environ 6% de la somme.
«Faut pas dépenser pour dépenser (...) On ne gaspillera pas les fonds publics inutilement», a expliqué le maire Lehouillier en point de presse avant le conseil municipal lundi. Son parti a plutôt cherché à «donner l'exemple» pour les citoyens qui doivent parfois se serrer la ceinture et il a retourné, bon an, mal an, 150 000$ par année dans le surplus accumulé de la Ville.
Avec cet argent, les élus ont décidé de faire construire plus de jeux d'eau pour les enfants dans les parcs des différents quartiers, car la Ville est en rattrapage à ce chapitre. 
À part pour payer «un peu de papeterie», M. Lehouillier ne voit pas l'utilité de ces budgets de recherche. «On est fortement majoritaires au conseil municipal, on n'a pas besoin de ça.» La plus grosse dépense de Lévis Force 10 aux frais des contribuables a été d'envoyer dans tous les foyers un dépliant faisant le bilan de ses réalisations à la mi-mandat. 
M. Lehouillier convient que de tels budgets de recherche sont parfois utiles dans des villes où le conseil municipal est divisé et où les partis engagent du personnel pour les aider à faire avancer des dossiers. 
Régnant sans partage, l'équipe du maire Lehouillier n'a pas eu à faire face à des conseillers d'opposition. Le seul conseiller indépendant autour de la table, Clément Genest, a toujours travaillé de concert avec les autres et vient de rallier l'équipe de Lévis Force 10 en prévision des élections de novembre. 
M. Genest n'a d'ailleurs pas été très dépensier lui non plus. En 2016, il a utilisé 2% des 11 000$ qui lui étaient accordés, retournant lui aussi le reste de l'argent dans les coffres de la Ville.
Lehouillier a espoir d'un SRB payé presque à 100%
Le maire de Lévis Gilles Lehouillier espère que le projet de Service rapide par bus (SRB) figurera dans les budgets des gouvernements fédéral et provincial qui seront déposés au cours des prochaines semaines. Si c'est le cas, il a bon espoir qu'il sera financé presque à 100%, comme lui et son homologue Régis Labeaume le réclament depuis un an.
«On n'a aucun écho, on ne sait pas ce qui en est actuellement. Mais ce que le ministre (Jean-Yves) Duclos nous a dit à nous, c'est qu'il travaillait dans ce scénario-là, d'un paiement proche du 100%. Il a pas dit 100%, mais il a dit: «on travaille fort là-dessus»», a indiqué M. Lehouillier en marge du conseil municipal lundi. Rappelons qu'en décembre dernier, le maire Lehouillier avait menacé de se retirer du projet de SRB si la Ville de Lévis devait assumer 25% de la facture.
Viaduc de Saint-Rédempteur: la Ville prête en juin
La Ville de Lévis prépare activement le terrain pour que les travaux de construction d'un viaduc au-dessus de la voie ferrée à Saint-Rédempteur commencent en juin. Le conseil municipal a relancé lundi l'appel d'offre qui vise à prolonger la rue Saint-Denis jusqu'à la rue de Bernières, et à ainsi désengorger la circulation dans le secteur. «Ça fait trop longtemps que le contrat a été laissé en attente», a justifié le maire de Lévis Gilles Lehouillier. Les travaux annoncés en 2010 par l'ex-mairesse Danielle Roy-Marinelli sont restés sur la table à dessin parce que la Ville avait sous-estimé leur coût, qui était deux fois plus élevé que prévu. Le maire Lehouillier avait promis en campagne électorale de commencer les travaux avant la fin de son mandat, l'automne prochain, mais il est toujours en attente d'une subvention de 11,5 millions $ du gouvernement du Québec dans ce dossier, ce qui couvrirait 50% des coûts du projet.