Selon certaines informations, plusieurs membres de Québec 21 ne souhaiteraient pas avoir Jean-François Gosselin comme candidat à la mairie en 2021.

Dépenses douteuses et crise interne chez Québec 21

Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, veut faire toute la lumière sur des dépenses douteuses au sein de son parti. Il a demandé au vérificateur externe d’enquêter pour forcer les personnes mises en cause à se justifier.

«J’ai eu des doutes sur certaines dépenses et façons de faire au sein du parti. J’ai questionné, mais pas eu de réponses. On m’a dit que ce n’était pas de mes affaires», a-t-il mentionné. «On parle de dépenses qui ont été effectuées sans avoir donné toute l’information qui doit être fournie aux membres du conseil d’administration pour qu’ils puissent prendre des décisions éclairées», a-t-il poursuivi. 

Ces dépenses sont-elles illégales? M. Gosselin n’a pas voulu en dire davantage à part qu’il ressent «un gros malaise», avec ces dépenses de fonctionnement, ainsi que certains contrats octroyés. «Chaque dollar d’argent public, on doit le dépenser adéquatement et on doit le justifier. Je peux vous dire une chose : je suis rentré en politique les mains propres et je veux sortir les mains propres», a-t-il soutenu.

Mis au courant de la situation les deux autres élus de Québec 21, Patrick Paquet et Stevens Mélançon, qui ne siègent pas sur le conseil d’administration, ont également essayé d’obtenir des réponses, mais sans succès.

Le parti fonctionne entre autres avec une contribution annuelle de la Ville de Québec en fonction du nombre de votes récoltés à l’élection de 2017. Cette somme s’élève à 108 000 $ environ

Guerre de clans

Selon certaines informations, plusieurs membres de Québec 21 ne souhaiteraient pas avoir Jean-François Gosselin comme candidat à la mairie en 2021. 

Mais M. Gosselin sera bel et bien le chef de Québec 21 pour la course à la mairie, que ça n’en déplaise à certaines personnes dans son parti. Et il n’est pas question d’avoir un vote de confiance avant l’élection. 

«Il y a des gens qui sont restés amers de la campagne de 2017. Mais dans les statuts de règlement, il a toujours été question d’un vote de confiance après la prochaine élection en 2021», a-t-il affirmé. 

M. Gosselin peut également compter sur le soutien de ses deux collègues au conseil municipal. Pas question pour eux de tourner le dos à leur chef comme l’a pu laisser entendre le fondateur du parti, Frédérick Têtu. «Je suis entièrement derrière le chef. Ça n’a jamais aussi bien été. On vient d’avoir une élection partielle qu’on vient de remporter. Si je suis à ses côtés, c’est parce que je lui fais confiance. On est en parfaitement en harmonie», a assuré Stevens Mélançon, qui n’a jamais posé de conditions pour rester au sein du parti.

M. Gosselin a également envoyé une flèche à M. Tétu qui critique le parti sur la place publique alors que sa conjointe siège sur le conseil d’administration. «Sur M. Têtu, je peux vous dire une chose : sa conjointe, Denise Peter, on l’a vue à l’assemblée générale des membres le 22 octobre, on a fait l’élection partielle qui a fait élire Patrick Paquet. Mme Peter, on ne l’a pas vue au conseil d’administration du 12 décembre et là, on la voit apparaître au conseil du 5 février donc si vous croyez au hasard, allez au casino.»